vendredi 20 juillet 2007
Méditation carcérale...
No comment...
jeudi 19 juillet 2007
Ah, bientôt les vacances...
Après cette longue campagne, nous n'avons eu que peu de repos...
La législature a débuté suite aux législatives (donc le boulot au sénat aussi...), le MJS est en plein dans l'organisation de l'Université d'été de La Rochelle, du congrès des jeunes socialistes, et donc la période n'est pas tellement au repos, qui pourtant serait plutôt mérité.
Mais bon, il faut néanmoins avouer que le rythme est un peu plus light. Moins de très très courtes nuits (style 2 à 3h de sommeil comme pendant la campagne), plus de petits apéros entre potes sans se coucher à point d'haure (il faut quand même profiter un peu des beaux jours qui arrivent), mais bon c'est pour mieux remettre un gros cours d'accélérateur à la rentrée, ne vous inquiétez pas (de toute façon, vous êtes plus ou moins tous en vacances, bande de ...).
Enfin, un petit billet pour dire où on en est, avant de vous faire un petit billet sur les vacances en général et ma petite destination pour les 15 premiers jours d'août pendant lesquels je vais partir avec ma belle Fanny pour un petit séjour dont on se souviendra.
à bientôt, et bon été
vendredi 6 juillet 2007
Hamon, la relève... par "la Forge", pour réinventer la gauche
Il lance sa fondation cet été...
Bombardé « porte-parole », on l'écoute, on le courtise.
Certains voient déjà en lui un futur premier secrétaire
Après
les « éléphants » et les « jeunes lions », un nouveau quadrupède a fait
son apparition dans le bestiaire socialiste : la « chèvre » ! Le jeune
député européen Benoît Hamon en a fait sa mascotte au point de la faire
figurer en tête de son blog. Mais qu'on ne s'y trompe pas. L'animal est
moins doux qu'il n'y paraît, comme le précise une citation de
l'écrivain malien Amadou Hampâté Bâ, publiée en guise d'avertissement :
« Si tu vois
une chèvre devant la tanière du lion, aie crainte de la chèvre
»...
Qui a peur de Benoît Hamon ? La question ne se pose pas aujourd'hui en
ces termes. Plus connu dans son parti que par le grand public, ce socialiste qui
vient de fêter ses 40 ans n'est pas encore en mesure de faire trembler ses
camarades. Mais c'est l'homme dont on parle de plus en plus au PS. Dans un parti
très critiqué pour ne pas avoir su faire émerger de nouveaux visages, le
secrétaire national au projet européen incarne avec quelques autres la relève.
Bombardé « porte-parole » sans le titre, au lendemain de la défaite du 6 mai,
c'est lui qui tient désormais les traditionnels points de presse. On l'écoute,
on le courtise comme jamais auparavant. Au point que certains, dans l'entourage
de François Hollande notamment, laissent même entendre qu'il pourrait avoir le
profil d'un prochain premier secrétaire !
« Tout cela
n'est pas sérieux »,
sourit ce jeune homme brun au regard clair, qui sait combien
d'hypothétiques candidatures se sont fracassées dans des parties de
billard à trois bandes. Le Parti socialiste, il le connaît bien. Pour
ainsi dire, il n'a même connu que ça depuis vingt ans. Fils d'un
ouvrier des chantiers navals et d'une secrétaire, il a poussé les
portes de la section socialiste de Brest en 1987 au lendemain des
manifestations étudiantes contre le projet de réforme des universités
d'Alain Devaquet. Il en garde le souvenir d'avoir été plus formaté que
formé. « Je suis tombé chez des rocardiens , en trois mois je
détestais Mitterrand ! », raconte-t-il.
Benoît Hamon est à l'époque plus loup que chèvre. En 1993, il prend les rênes du Mouvement des Jeunes socialistes ( MJS ) et se forge une zone d'influence dans les organisations de jeunesse de gauche dont les papes s'appellent alors Jean-Christophe Cambadélis ou Julien Dray. Son militantisme a raison de ses études de sciences éco, mais qu'importe. En 1995, Jospin l'appelle pour prendre en main sa campagne jeunes. Il y rencontre Martine Aubry qui l'invitera à rejoindre son cabinet au ministère de l'Emploi en 1997. Dix ans plus tard, et malgré leur désaccord lors de la bataille du référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, la maire de Lille ne tarit pas d'éloges sur les qualités de ce « garçon fin, ouvert et structuré politiquement », dont elle est restée proche. Après la défaite de Jospin en 2002, il rejoint les fondateurs du courant Nouveau Parti socialiste ( NPS ), Arnaud Montebourg, Vincent Peillon et Julien Dray, qui y restera moins d'un an. Opposant déclaré à la ligne majoritaire défendue et incarnée par François Hollande, plus à gauche et très porté sur les questions institutionnelles, le NPS s'impose en 2005 comme le deuxième courant du PS au congrès du Mans. Entre Peillon et Hamon se nouent une complicité intellectuelle et une amitié quasi filiale, même si sept années les séparent seulement. Las. En 2006, le premier choisit Royal quand le second finit par voter Fabius lors de la primaire interne. La rupture amicale se double d'une bataille peu reluisante pour conserver les clés de la maison. « Aujourd'hui le NPS est mort, nous l'avons tous tué », constate Hamon, qui ne renie rien de cette expérience dont il est sorti « enrichi intellectuellement » .
Très applaudi lors du dernier conseil national
le 23 juin, Benoît Hamon jouit d'une bonne popularité dans le parti
mais ne dispose pas encore des troupes suffisantes pour voir plus loin.
« C'est un très bon, encore en gestation,
souligne Pierre Moscovici qui l'a côtoyé au Parlement européen. Il lui reste toutefois à moins
s'occuper de la jeunesse
et à achever un travail de
fond. »
Peu
convaincu par Ségolène Royal, à qui il reproche d'avoir donné une
nouvelle légitimité à la droite en axant sa campagne sur des
thématiques conservatrices comme l'ordre juste ou le donnantdonnant,
Hamon compte bien prendre toute sa part à la réinvention de la gauche.
Il envisage de lancer cet été une fondation qui ne soit pas « une société savante
de plus » mais un lieu de débat ouvert à une centaine d'universitaires, experts, élus,
syndicalistes et hauts fonctionnaires pour permettre au PS de se réarmer
culturellement ( 1 ). Le député européen, qui aime la confrontation, se targue
de vouloir« mettre des angles là où d'autres choisissent des rondeurs » . Il devrait pouvoir s'y
essayer dès l'automne prochain... sur le terrain, à l'occasion de la coupe du
monde de rugby parlementaire, où il affrontera, en tant qu'ailier, ses
homologues d'Afrique du Sud ou de Nouvelle-Zélande !
(1) Le manisfeste fondateur : "La Forge", pour réinventer la gauche
Article de : Matthieu Croissandeau
Le Nouvel Observateur
Ah Montpellier...
Le week-end dernier, après avoir dispensé une formation à Cahors, j'ai eu la joie de pouvoir me reposer un petit jour dans ma belle ville de Montpellier.
Un peut de temps avec "ma belle", avec une bonne partie de mes potes dont le revenu mathieu, et une petite escapade au milieu de la nature...
Et oui, car samedi dernier a été inauguré la serre amazonienne de Montpellier. Ce fut un vrai plaisir.
Cette ville permet non seulement pour seulement 5 euros (et gratuit pour les enfants de moins de 6 ans si j'ai bon souvenir) de découvrir tant d'espèces animales comme végétales que nous retombons tous en enfance la bouche ouverte devant la beauté de la nature.
Grenouille de toutes les couleurs, tamanoirs, "singes" en tous genres, piranhas, tarentules, mais aussi les différents types de forêts que nous pourrions découvrir à travers le monde.
Mais au dela ce plaisir d'enfant, il s'agit bien d'un "outil" militant également. En effet, les explications ne manquent pas, du comment nous sommes en train de détruire cette beauté, cet biosphère...
C'est ça aussi Montpellier, la beauté, la nature, avec la conscience du monde dans lequel nous vivons et donc la nécessité de faire découvrir pour faire constater et faire changer les mentalités.
jeudi 5 juillet 2007
Antoine Détourné sur BFM TV
Antoine BFM 19H
envoyé par mjstv
Boutin : Bush a peut-être organisé les attentats du 11 septembre...
mardi 3 juillet 2007
La loi contre la récidive pourrait mener 10 000 personnes de plus en prison
Le nouveau projet de loi contre la récidive sera-t-il efficace ? Le texte examiné à partir de jeudi 5 juillet au Sénat se veut dissuasif à l'égard des délinquants. Il prévoit des peines planchers pour les crimes et les délits punissables de trois ans de prison au moins, la fin de l'excuse de minorité pour les 16-18 ans récidivistes et une obligation de soins en prison.
Il ne "correspond pas à la réalité de la récidive", ont dénoncé lors d'une conférence de presse, lundi 2 juillet, criminologues et professionnels de la justice. "Le travail sur le terrain comme les recherches existantes montrent qu'un programme efficace doit reposer sur quatre volets : une meilleure élucidation des actes délinquants par la police, une prévention pour éviter la première infraction, des conditions meilleures d'application des peines et une réforme du code pénal", indiquait le chercheur Pierre Tournier (qui par ailleurs co dirige la thèse que je suis censé faire, mais je vous rassure elle se fera !)
Selon les estimations de ce dernier, la future loi pourrait conduire à une augmentation de 10 000 détenus. La France compte actuellement 63 600 personnes sous écrou, soit 12 000 détenus de plus que de places disponibles.
Les études menées par Pierre Tournier et Annie Kenzey, chargée de mission à l'administration pénitentiaire, ont montré que 59 % des sortants de prison sont de nouveau condamnés dans les cinq ans suivant leur libération. Ces recherches ont aussi montré la difficulté de tirer des conclusions générales sur la récidive.
Trois facteurs la font évoluer du tout au tout : le passé judiciaire de l'individu, son âge, et le fait de déclarer un emploi. Pour le délit de violences volontaires, la récidive varie ainsi de 0 % à 81 % selon la situation de l'auteur des faits.
Bien que le débat se focalise sur les crimes les plus traumatisants, deux délits représentent les trois quarts des récidives : le vol-recel (taux de récidive : 8 %) et la conduite en état d'ivresse, qui n'est cependant pas visée par la nouvelle loi car elle n'encourt que deux ans de prison (taux de récidive : 14 %).
Aucune corrélation n'a pu être établie entre le montant de la peine prononcée et la récidive. En matière d'infractions à la législation sur les stupéfiants, plus la peine est forte, moins les personnes récidivent. Mais pour les violences volontaires, c'est l'inverse.
Pour d'autres actes, on ne note aucun effet. Les auteurs d'agressions sexuelles sur mineurs affichent un taux de nouvelle condamnation quasi identique, qu'ils aient purgé une peine de moins de cinq ans de prison ou une peine de plus de cinq ans (23 % et 22 %). Même constat pour les auteurs de vols avec violence : 68 % des condamnés à moins de six mois écopent d'une nouvelle condamnation, 72 % après deux ans de prison.
Les études disponibles ont également montré qu'un mineur incarcéré pour la deuxième fois sera, dans plus de 90 % des cas, impliqué dans une nouvelle affaire dans les cinq ans qui suivent sa libération. "Ces chiffres invitent à mettre sérieusement en doute le caractère dissuasif de la prison", indique M. Tournier.
Autre
donnée criminologique : la récidive est toujours plus forte après une
"sortie sèche" de prison que dans le cadre d'une peine aménagée (une
libération conditionnelle, un sursis avec mise à l'épreuve, etc.). "L'aménagement de la peine est le meilleur moyen de faire diminuer la récidive",
défend Eric Martin, membre de l'Association des juges de l'application
des peines. L'Anjap critique vivement le projet, estimant notamment que
l'obligation de soins faite aux condamnés sera inapplicable : " La moitié des tribunaux ne peuvent exécuter les peines de suivi socio-judiciaire qui comprennent l'injonction de soins faute de médecins coordonnateurs", explique M. Martin. "En détention, l'offre de soins est très inégale, et de nombreux condamnés sont sur des listes d'attente.
L'importance de la récidive dépend de l'accompagnement des condamnés et de leurs possibilités réelles de réinsertion. "Nous
constatons que le travail de préparation à la sortie est de plus en
plus difficile avec la surpopulation des maisons d'arrêt", témoigne Michel Jouannot, secrétaire général de l'Association nationale des visiteurs de prison. "Les prisons bouillonnent, le projet risque de les conduire à l'explosion."
Le "noyau dur" des récidivistes est formé de toxicomanes et de personnes désinsérées, avait fait remarquer Véronique Degermann, chef de l'unité de traitement en temps réel de la délinquance du parquet de Paris, lors d'une visite de la ministre, Rachida Dati, le 29 juin. A leur sortie de prison, avait ajouté la magistrate, "leur RMI n'est pas en place, ni leurs soins. Du jour au lendemain ils sont à la rue, et les facteurs de récidive sont réunis".
Pour être honnête et surtout pour ceux qui n'auront pas remarqué, cet article a été fait à partir d'un article du monde, modifié à la marge puisque j'étais d'accord avec l'ensemble, et que je manque de temps pour écrire sur ce blog même si certains en doutent. (allez voir le blog du pôle convictions si vous voulez du fond que j'écris en bonne partie)
Pour une étude récente sur la question (de moi-même), notamment sur les peines planchers et la loi de décembre 2005 sur la récidive des infractions pénales : Analyse critique du "traitement de la récidive des infractions pénales", De l’étude de loi du 12 décembre 2005, à la nécessaire réflexion sur l’univers carcéral


