mardi 30 octobre 2007
Voracité, par Ignacio Ramonet
à lire l'Edito du Monde Diplomatique par Ignacio Ramonet
Tandis que, contre l’horreur économique, le discours critique – qu’on appela un temps altermondialiste – s’embrouille et devient soudain inaudible, un nouveau capitalisme s’installe, encore plus brutal et conquérant. C’est celui d’une catégorie nouvelle de fonds vautours, les private equities, des fonds d’investissement à l’appétit d’ogre disposant de capitaux colossaux (1).
Les noms de ces titans – The Carlyle Group, Kohlberg Kravis Roberts & Co (KKR), The Blackstone Group, Colony Capital, Apollo Management, Starwood Capital Group, Texas Pacific Group, Wendel, Eurazeo, etc. – demeurent peu connus du grand public. Et, à l’abri de cette discrétion, ils sont en train de s’emparer de l’économie mondiale. En quatre ans, de 2002 à 2006, le montant des capitaux levés par ces fonds d’investissement, qui collectent l’argent des banques, des assurances, des fonds de pension et les avoirs de richissimes particuliers, est passé de 94 milliards d’euros à 358 milliards ! Leur puissance de feu financière est phénoménale, elle dépasse les 1 100 milliards d’euros ! Rien ne leur résiste. L’an dernier, aux Etats-Unis, les principaux private equities ont investi quelque 290 milliards d’euros dans des rachats d’entreprises, et plus de 220 milliards au cours du seul premier semestre 2007, prenant ainsi le contrôle de huit mille sociétés... Déjà, un salarié américain sur quatre – et près d’un salarié français sur douze – travaille pour ces mastodontes (2).
La France est d’ailleurs devenue, après le Royaume-Uni et les Etats-Unis, leur première cible. L’an dernier, ils y ont fait main basse sur quatre cents entreprises (pour un montant de 10 milliards d’euros), et ils en gèrent désormais plus de mille six cents. Des marques fort connues – Picard, Dim, les restaurants Quick, Buffalo Grill, les Pages jaunes, Allociné ou Afflelou – se retrouvent sous le contrôle de private equities, le plus souvent anglo-saxons, qui lorgnent maintenant sur des géants du CAC 40.
Le phénomène de ces fonds rapaces est apparu il y a une quinzaine d’années mais, dopé par un crédit bon marché et à la faveur de la création d’instruments financiers de plus en plus sophistiqués, il a pris ces derniers temps une ampleur préoccupante. Car le principe est simple : un club d’investisseurs fortunés décident de racheter des entreprises qu’ils gèrent ensuite de façon privée, loin de la Bourse et de ses règles contraignantes, et sans avoir à rendre compte à des actionnaires pointilleux (3). L’idée, c’est de contourner les principes mêmes de l’éthique du capitalisme en ne pariant que sur les lois de la jungle.
Concrètement, nous expliquent deux spécialistes, les choses se passent ainsi : « Pour acquérir une société qui vaut 100, le fonds met 30 de sa poche (il s’agit d’un pourcentage moyen) et emprunte 70 aux banques, en profitant des taux d’intérêt très faibles du moment. Pendant trois ou quatre ans, il va réorganiser l’entreprise avec le management en place, rationaliser la production, développer des activités et capter tout ou partie des profits pour payer les intérêts... de sa propre dette. A la suite de quoi, il revendra la société 200, souvent à un autre fonds qui fera la même chose. Une fois remboursés les 70 empruntés, il lui restera 130 en poche, pour une mise initiale de 30, soit plus de 300 % de taux de retour sur investissement en quatre ans. Qui dit mieux (4) ? »
Alors qu’ils gagnent personnellement des fortunes démentielles, les
dirigeants de ces fonds pratiquent désormais, sans états d’âme, les
quatre grands principes de la « rationalisation » des entreprises :
réduire l’emploi, comprimer les salaires, augmenter les cadences et
délocaliser. Encouragés en cela par les autorités publiques,
lesquelles, comme en France aujourd’hui, rêvent de « moderniser »
l’appareil de production. Et au grand dam des syndicats, qui crient au
cauchemar et dénoncent la fin du contrat social.
Certains pensaient qu’avec la globalisation le capitalisme était enfin repu. On voit maintenant que sa voracité semble sans limites. Jusqu’à quand ?
Ignacio Ramonet.
(1) Lire Frédéric Lordon, « Quand la finance prend le monde en otage », Le Monde diplomatique, septembre 2007.
(2) Lire Sandrine Trouvelot et Philippe Eliakim, « Les fonds d’investissement, nouveaux maîtres du capitalisme mondial », Capital, Paris, juillet 2007.
(3) Lire Philippe Boulet-Gercourt, « Le retour des rapaces », Le Nouvel Observateur, Paris, 19 juillet 2007.
(4) Cf. Capital, op. cit.
lundi 29 octobre 2007
Vidéo de Sarkozy à 60 munites sur CBS, le 1er quart d'heure...
A voir, franchement ça vaut le coup !
Sarko 60 Minutes
Uploaded by theochino
dimanche 28 octobre 2007
"Une demande de gauche"
jeudi 25 octobre 2007
En dépit d’une mise en condition médiatique sacrément déprimante, menée sur le mode « l’opinion est hostile, le mouvement est voué à l’échec », la journée de grève du 18 octobre a été un incontestable succès. Il n’aurait fallu qu’un mot des dirigeants syndicaux pour qu’elle prenne une tout autre tournure. Il n’est d’ailleurs pas dit qu’on en restera là. Mais la suite, on le sait aujourd’hui, n’interviendra pas avant la mi-novembre. Le 20 peut-être, puisque les sept fédérations de fonctionnaires ont choisi cette date pour leur journée d’action en défense des « salaires, de l’emploi et du service public ». Toute la question est de savoir si un prolongement de la mobilisation pour la défense des régimes spéciaux de retraite, prévu pour cette même période, pourrait fusionner avec le mouvement des fonctionnaires. Pas sûr ! Imaginez pourtant le ridicule de deux grèves nationales, l’une dans toute la Fonction publique, l’autre limitée aux transports, qui ne convergeraient pas. Hélas, le ridicule n’est pas inimaginable. Car, le moins que l’on puisse dire est qu’il y a, à gauche, des politiques que la perspective d’une épreuve de force avec le gouvernement n’enchante pas. Mais il est non moins évident que l’envie d’en découdre est très forte parmi les salariés. Pour preuve : la mobilisation de la semaine dernière a finalement été plus massive qu’elle n’avait été au début des grandes grèves de décembre 1995. Sans doute parce qu’à la RATP, comme parmi les cheminots, chacun avait conscience que, par-delà les revendications, l’affrontement avait une composante politique.
Xavier Bertrand a beau ne pas aimer la comparaison, le souvenir de Margaret Thatcher, au début des années 1980 en Grande-Bretagne, hante les esprits. À l’époque, la défaite des mineurs avait fait exploser les lignes de résistances. La vague ultralibérale avait ensuite submergé la société britannique. Peu ou prou, c’est de cela qu’il s’agit aujourd’hui en France. La compréhension de ces enjeux compte pour beaucoup dans la motivation des salariés. Elle pèse aussi mais en sens inverse sur certaines directions syndicales. Il convient toutefois de distinguer entre les réflexes catégoriels et des oppositions idéologiques plus profondes, même si les deux se mêlent pour affaiblir le mouvement. Côté catégoriel, il y a ce syndicat des agents de conduite de la SNCF (Fgaac) qui appelle ses adhérents à la reprise après avoir grappillé quelques concessions (voir page 18). Celui-là est dans le déni de politique. Cette façon de faire ne serait pas critiquable dans un autre contexte, hors d’un mouvement d’ensemble. Il est évidemment très discutable aujourd’hui. Mais une autre logique est encore plus dévastatrice. Elle est l’apanage de dirigeants qui, au fond, ne désapprouvent pas les mesures gouvernementales. C’est le cas principalement de la CFDT. Cette centrale, toujours proche de la direction du Parti socialiste, partage l’analyse des principaux dirigeants de la rue de Solferino, qui, eux-mêmes, font porter leurs critiques sur la forme plus que sur la « réforme ».
Dans le peu de politique qu’elle fait, Ségolène Royal donne un aperçu caricatural de cette pensée : « Conduire un pays moderne à la grève est la marque d’un pays mal gouverné », dit-elle dans un entretien à Libé. Ah, si le gouvernement avait été plus habile ! On ne saurait être plus discret sur le fond du conflit. Et moins chaleureux dans le soutien aux grévistes. Ces quelques mots éclairent les considérations apparemment tactiques : l’apologie de l’alliance avec le Modem du libéral François Bayrou ; ou la référence admirative aux « démocrates » italiens (il n’est plus même question de « gauche ») réunis autour de Walter Veltroni. On ne peut soutenir un mouvement social dont on ne partage pas les valeurs. Autrefois, les « gauchistes » parlaient volontiers de « trahison » des dirigeants syndicaux. Le mot serait aujourd’hui impropre. François Chérèque, le patron de la CFDT, a tout simplement une conception globale de la société qui le rapproche davantage de François Bayrou ou de Xavier Bertrand que des cheminots ou des enseignants. Enfin, il y a le cas de la CGT. Ses dirigeants craignent de s’engager dans un conflit qu’ils croient perdu d’avance parce que l’« opinion » serait hostile. Ainsi, que ce soit par adhésion aux thèses néolibérales ou par conviction que ces thèses l’ont déjà emporté, le comportement de certaines centrales renvoie au délitement de la gauche politique. On peut en conclure que le mouvement social part avec un lourd handicap. Mais on peut aussi en déduire que le mouvement social celui-ci ou un autre met en évidence une « demande de gauche » politique qui n’est pas seulement un impératif électoral, mais idéologique et social. C’est-à-dire vital pour le devenir de notre société.
samedi 27 octobre 2007
Il n'y a pas de démocratie sans liberté de la presse !
Les
syndicats de journalistes, réunis pour la
première fois
depuis quinze ans, s'adressent à tous les
français pour
proposer une loi garantissant l'indépendance des
rédactions, à l'heure où les
dérives
déontologiques, les rachats de médias et les
pressions
sur le contenu de l'information se multiplient, remettant en cause le
droit de chacun à une information honnête,
indépendante et fiable.

SIGNER LA PETITION SUR http://www.intersj.info/
Les syndicats
avancent les propositions de modification
législatives suivantes :
❚ CHAQUE TITRE
(écrit,
audiovisuel,multimédia) devra disposer d’une
équipe rédactionnelle permanente et autonome
composée de journalistes professionnels au sens de
l’article L 761-2 du Code du travail, collaborant
régulièrement au titre, qu'ils soient mensualisés
ou rémunérés à la pige.
L'intégration/mensualisation devra être proposée
aux journalistes pigistes qui en expriment le souhait. Le recours
à des journalistes en CDD
ne sera autorisé que dans les cas prévus par la
législation en
vigueur.
❚ LA LOI FERA OBLIGATION à l’éditeur de
remettre chaque année aux institutions
représentatives du personnel, en même temps que
ses comptes annuels, la composi
tion de cette équipe
rédactionnelle en y faisant
apparaître le nombre de journalistes précaires et
de correspondants locaux de presse. En cas de non-respect de tout ou
partie de ces dispositions, les diverses aides publiques dont
bénéficie l’entreprise de presse
fautive seront suspendues.
❚ QUELLE QUE SOIT la forme juridique du titre, quelle que soit la forme juridique de l’équipe rédactionnelle, cette dernière sera obligatoirement consultée par la direction sur tout changement de politique éditoriale ou rédactionnelle.
❚ CETTE ÉQUIPE RÉDACTIONNELLE sera également obligatoirement consultée par l’employeur avant et lors de la nomination du responsable de la rédaction, quel que soit l’intitulé de sa fonction (directeur de l’information, directeur de la rédaction, rédacteur en chef…). Celui-ci devra présenter son projet éditorial à l’équipe rédactionnelle, qui pourra s’opposer à sa nomination ou à son projet.
❚ PAR LA SUITE, si la gravité de la situation
l’exige, l’équipe
rédactionnelle pourra prendre l’initiative
d’un scrutin de défiance. La rédaction
aura la faculté de saisir le comité
d’entreprise. Celui-ci pourra agir dans le cadre
d’un droit d’alerte aménagé
et spécifique. Là encore, en cas de non-respect
de tout ou partie de ces dispositions, les diverses aides publiques
dont bénéficie l’entreprise de presse
fautive seront suspendues jusqu’à ce que cesse ce
manquement. Cette sanction sera publiée et
diffusée par l’entreprise de presse.
En outre, sans prétendre apporter aujourd’hui de
réponse au débat relatif au statut des
entreprises de presse, nous rappelons qu’à tout le
moins ces entreprises ont, du fait de leur activité, une
responsabilité sociale particulière.

Il
découle de celle-ci que ces entreprises doivent
être soumises à des obligations accrues de
transparence :
❚ ELLES DEVRONT PUBLIER et diffuser chaque année toutes les
informations relatives à la composition de leur capital et
de leurs organes dirigeants, l’identité et la part
d’actions de chacun des actionnaires, personnes physiques ou
morales. Elles devront porter ces informations à la
connaissance du public.
❚ CETTE OBLIGATION DE PUBLICATION et de diffusion devra également s’appliquer dès qu’un changement est intervenu dans le statut, l’organigramme ou la composition du capital de la société éditrice et/ou propriétaire.
❚ LES NOMS DES PRINCIPAUX DIRIGEANTS et des principaux actionnaires (plus de 15 % du capital) devront également être mentionnés dans chaque numéro de la publication concernée.
jeudi 25 octobre 2007
Un nourrisson en garde à vue pendant 9 heures
C. M. (lefigaro.fr). Publié le 25 octobre 2007![]()
La justice a estimé qu’il s’agissait d’un "traitement inhumain et dégradant". La famille du bébé, sans papiers, a été remise en liberté.
Neuf heures de garde à vue pour un nourrisson moldave… L’évènement est survenu en France, le 17 octobre dernier. Selon France Info,
qui révèle l’information, les parents du bébé, âgé de trois semaines
seulement, sont arrivés en France en 2006. Faisant partie de la
minorité russophone de Moldavie, ils ont fait une demande de réfugié
politique. Une demande refusée dans un premier temps.
Une nouvelle audience était bien fixée fin novembre... Mais le 17
octobre, les gendarmes placent Ian, Irina, et leur bébé de trois
semaines, Kyrill, en garde à vue, avant de les conduire dans un centre
de rétention près de Rennes.
Liberté
Le lendemain, le juge des libertés et de la détention tranche. Il
décide leur remise en liberté pour cause de «traitement inhumain et
dégradant» au sens de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme («Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants»)
Le préfet fait appel de cette décision. Saisie en urgence, le 23
octobre, la Cour d’appel de Rennes a rendu son arrêt, qui confirme la
décision du juge.
Pour Me Gilles Piquois, l’avocat de la famille qui s’exprimait sur France Info, une plainte pour "délaissement de personnes hors d'état de se protéger" doit être déposée. Ce dernier souhaite un entretien avec le président de la République.
mardi 23 octobre 2007
La séparation, le divorce de Cécilia Sarkozy et du Président Nicolas : brève réflexion sur la relation Amour-Pouvoir
Désolé, les médias s’y intéressant autant (dans leur esprit/objectif vendeur) que forcément cela fait réfléchir. Cependant, je ne veux pas ici entrer dans un jugement quelconque de l’un ou de l’autre, leurs questions personnelles doivent je le pense restées d’ordre privé. Je ne veux pas non plus entrer ici dans le débat constitutionnel du statut ou pas statut du conjoint du président ou de la présidente de la République, encore que la modification constitutionnelle voulue par Chirac aurait pu quelque peu embêter Nicolas Sarkozy en cas de divorce plus délicat (mais on peut aisément comprendre également qu’il ne serait pas dans « l’intérêt » de Cécilia Sarkozy d’entrer dans un conflit avec son mari de président).
Non je voudrais ici livrer quelques très courtes réflexions sur la relation entre l’Amour et le Pouvoir, en réalité poser les questions que l’on peut se poser, sans nécessaire y apporter des réponses.
On peut voir plusieurs angles de questionnement : la relation amour-pouvoir dans le sens amour du pouvoir,
peu intéressant ici dans ma réflexion ; le regard de la personne détenant un certain pouvoir (quel qu’il soit : démocratique ou non, en politique ou non) sur celle qu’elle aime ou dit aimer ; le regard de la personne aimant celle qui détient le pouvoir (ici Cécilia Sarkozy) ; les regards croisés de deux personnes s’aimant et détenant toutes deux un pouvoir selon une certaine hiérarchie devant un jour s’inverser (le couple Royal-Hollande).
Passons plus rapidement sur ce qui me semble moins intéressant (en tous cas dans cet article).
Je ne parle pas de la question de l’amour du pouvoir, qui, à différencier de l’ambition, semble plutôt être d’une certaine perversion, naturelle au genre humain à en croire certains comme Montesquieu.
Le regard de la personne détenant un pouvoir sur celle qu’elle aime peut parfois sembler hautain et méprisant. Pourtant je continue à penser, peut-être naïvement, qu’il est possible d’aimer tout en étant fortement attirer par un pouvoir qui nous dépasse, qu’il se fonde dans un intérêt, un égo personnel, tout comme dans l’idée d’utilité sociale et de service d’intérêt général, certains objecteront même qu’il s’agit d’un même sentiment lié à l’égo voire l’égoïsme naturellement humain.
Je voudrais plus réfléchir sur le regard de la personne dans la situation de Cécilia Sarkozy ici au grand jour mais qui doit exister plus souvent qu’on ne le dit, et qu’on le pense. Lorsqu’on vit avec une personne qui exerce de hautes responsabilités, qui détient un certain pouvoir, que cela déteint sur le couple, sur la vie, sur la famille. Cécilia Sarkozy est parti, peut-être tout simplement parce qu’elle ne l’aimait plus. Et si l’ambition de son mari, le temps que celui-ci passait à construire son ascension (et je ne parle même pas du sentiment d’inutilité ou de médiocrité que celle-ci devait parfois ressentir) avait usé l’amour qu’elle lui portait ? Est-il possible d’aimer quelqu’un qui semble aimer plus fort son ambition, sa vision, sa mission, son devoir, sa responsabilité, son emploi ? Et cela parce qu’il y passe plus de temps, y fait plus d’efforts, et le rend prioritaire sur tout ou presque à commencer par le bonheur des gens qu’il aime en premier lieu sa famille et la personne qu’il aime. Nicolas Sarkozy était – paraît-il – très amoureux de sa femme. Elle aussi. Cela faisait une vingtaine d’années qu’ils étaient ensemble. Ils ont gravi ensemble les marches que s’ouvraient Nicolas. A la dernière, Cécilia est partie. C’était trop ? Etait-ce pas assez pour Nicolas ? Toutes ces questions doivent interroger sur la relation que nous entretenons au pouvoir, aux responsabilités, à son emploi, au bonheur et à la vie que nous entendons vivre, et pas tout seul… Lui voulait se hisser à la présidence de la République, il aura vécu un plaisir personnel et collectif en même temps qu’une déchirure et une perte très personnelle mais quelque peu collective (mais à plus courte échelle) de part les conséquences sur sa famille, déjà recomposée. Elle l’aura suivi, n’aurait peut-être jamais vraiment pu profiter de la personne qu’elle avait épousé, ses enfants non plus d’ailleurs. Où est la limite ? Lorsque le bonheur ensemble n’est plus compatible aux ambitions de l’un ou l’autre, dans quel sens faut-il alors être égoïste ? Dans le sens de sa carrière ? Dans le sens de sa famille ? Dans le sens de la relation publique
collective ? Dans le sens du cadre privé quasi individuel ?
Du coup, je ne parle même pas du couple Hollande-Royal, qui quant à lui, peut sembler s’être déchiré sur l’autel de la conquête du pouvoir politique, peut-être plus dans une lutte d’ambition, entraidée au départ et en combat par la suite, que par la simple usure lié à l’implication de l’un ou l’autre dans la tentative de convertir son ambition en réalité.
Beaucoup de questions et peu de réponses…
samedi 20 octobre 2007
Lyon injecte du sang neuf de talent chez les Bleus
Ils ont tout juste (ou pas encore) 20 ans et ils représentent
désormais davantage le présent de l'équipe de France que son futur.
Karim Benzema et Hatem Ben Arfa ont marqué des points et les esprits
ces derniers jours en Bleu, mais à Lyon, leur entraîneur a tendance à
relativiser leurs performances.
Benzema : 135 minutes, 2
buts, deux prestations de haut vol. Ben Arfa : 48 minutes, 1 but, deux
rentrées remarquées. Le bilan de la semaine en Bleu contre les Iles
Féroé (6-0), puis devant la Lituanie (2-0), est plus que prometteur
pour les jeunes pousses lyonnaises. S'ils n'ont pas pu éclipser Thierry
Henry, Karim Benzema et Hatem Ben Arfa ont posé leurs jalons en équipe
de France à travers un point commun : un talent énorme. Leur parcours
est pourtant diamétralement opposé. Benzema confirme « simplement
» un début de saison tonitruant tandis que Ben Arfa est devenu
international avant d'être titulaire à l'OL (5 matches joués cette
saison en L1 dont 3 comme titulaire). 
Dans leur club, on est admiratif et on espère forcément retirer les bénéfices de ce nouveau statut. « Ils sont revenus avec une très grande confiance surtout Hatem qui a marqué pour sa première sélection avant de réussir une bonne rentrée mercredi. Il n'a pas beaucoup joué jusque-là en club, il montre tout son potentiel qu'il n'a pas encore utilisé à 100%, », confie Matthieu Bodmer. « Concernant Karim, il reste sur sa très bonne lancée. Ça ne peut que le conforter à travailler toujours plus, il sait qu'il sera récompensé de ses efforts. »
S'il n'est pas surpris de la performance de ses joueurs (« Je les vois tous les jours à l'entraînement »), Alain Perrin préfère être plus mesuré. « Le football est un sport d'opposition, donc les performances sont toujours tributaires de la valeur de l'opposition, estime l'entraîneur lyonnais. Il faudrait les revoir dans un contexte différent et d'autres circonstances. » Sous entendu en Ligue des champions, où le bilan du duo cette saison est nettement moins reluisant. « On juge les meilleurs contre des équipes de valeur mondiale. Les Iles Féroé, c'est bien beau, mais c'est un niveau division d'honneur », insiste Perrin.
Perrin : «On n'a pas attendu l'équipe de France»
Certes, mais à chaque fois qu'ils ont été appelés, au pied levé pour le second, Benzema et Ben Arfa ont répondu présent. Et ça, Perrin ne veut pas leur enlever. « Ils ont eu du temps de jeu, ont été choisis par rapport à d'autres et ont été capables de se montrer. Ils ont réussi à se positionner sur l'échiquier du foot français. » De quoi les inciter à les aligner ensemble ? « Chacun son problème », lâche l'entraîneur lyonnais, un brin agacé. « Le sélectionneur n'a pas de Brésilien, d'Ivoirien ou encore de Tchèque dans son effectif. Moi, je suis dans une logique de groupe et je dois gérer tout ça. S'ils sont plus forts ? Alors ils joueront. Mais on n'a pas attendu l'équipe de France pour le faire. Karim a beaucoup joué (NDLR : il devrait être ménagé samedi contre Monaco) et ils ont déjà été associés tôt dans la saison, lors de la Peace Cup en Corée.»
Depuis,
pas grand-chose. Pourtant, à Metz (5-1), puis à Bordeaux (3-1),
l'entente entre Benzema et Ben Arfa a fonctionné à merveille. Mais il y
a de grandes chances que Perrin continue à les utiliser avec
parcimonie. Son rôle est aussi de les protéger de la médiatisation
grandissante. Il sait très bien par exemple qu'avec 10 buts en 10
journées à son compteur, Benzema s'expose à un autre traitement s'il
reste muet pendant un mois. « On compte sur eux, rassure-t-il. On n'a pas recruté côté gauche pour faire confiance à Hatem. »![]()
vendredi 19 octobre 2007
«Si Guy revenait, il serait fou»

Odette Nilès a connu Guy Môquet en détention au camp de Chateaubriant
en 1941. Ils se sont plu et s’étaient promis de se «rouler un patin».
Elle rappelle l’engagement et les valeurs portées par la Résistance.![]()
à écouter sur Libélabo.fr
à lire aussi le Rebonds de ce jour dans ce même journal : "Guy Môquet : effacement de l'histoire et culte mémoriel"
Mobilisé pour la défense de notre modèle social !
Battant même les records de 1995, la mobilisation d'hier a été très suivie et on peut s'en féliciter.
Après la défaite de la gauche aux présidentielles, après surtout la victoire de Sarko, nous savions que nous devrions battre le pavé. C'est déjà la cas en cette "rentrée" sociale, et on continue demain.
Surtout ne pas se démoraliser, se battre et battre fort le pavé ! C'est aussi ça la gauche !! Dans les urnes et dans la rue, aucun combat n'est à oublier. Courage camarades, et en avant pour faire reculer ce gouvernement et plus largement la droite !
La question des retraites est en effet essentielle puisque réside en elle la véritable question du modèle social que la droite tente de déconstruire au fur et à mesure de ses lois libérales et même réactionnaire. Il ne faut en revanche pas croire qu'il s'agit d'un simple mouvement de contestation étant donné que la revendication principale est d'obtenir de vraies négociations, c'est aussi ça la rupture...








