Le blog de Cédric Haution

"Celui qui déplace la montagne, c'est celui qui commence à enlever les petites pierres." Confucius

lundi 26 novembre 2007

Montpellier : Vivre une nouvelle ville avec Hélène Mandroux


Hélène Mandroux, vivre une nouvelle ville
envoyé par helenemandroux

http://www.helene-mandroux.fr
mtp2

http://www.montpellier2008.mjs34.fr/

Ca y est, la campagne est lancée ! Avec Hélène Mandroux et la gauche à Montpellier !

J'aurai l'occasion de revenir sur la question vous imaginez... Mais je pense que le site des jeunes avec Hélène Mandroux est déjà bien complet, à suivre donc.

Posté par Cedric Haution à 14:31 - Montpellier, le Sud que j'aime - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 22 novembre 2007

La Forge, organiser une nouvelle réflexion à gauche

Samedi 10 novembre, à l’IEP de Paris, 200 chercheurs, universitaires, syndicalistes, responsables associatifs, élus, fonctionnaires ou chefs d’entreprise ont lancé la Forge. Depuis sa mise en ligne le site de fourestla Forge a reçu en trois jours plus de 2000 visiteurs, signe de l’intérêt suscité par cette initiative.

Benoît Hamon et Noël Mamère, fondateurs de La Forge ont présenté les buts de ce Think Tank entièrement dédié au réarmement théorique et pratique de la gauche dans la perspective d’une reconquête du pouvoir.

Le premier débat de la Forge intitulé “les idées sans la gauche” a permis d’éclairer les raisons du divorcemamere entre la gauche politique et le monde intellectuel. Il a proposé un premier diagnostic des débats qui se développent sans traduction politique par la gauche, des sujets de plus en plus nombreux qui échapperaient au clivage droite-gauche, des relations consuméristes qui caractérisent les relations des personnalités politiques avec les intellectuels. Pour débattre de ce thème, Muriel Gremillet, journaliste, Caroline Fourest, essayiste et journaliste, Philippe Marlière, Universitaire, Rémi Lefebvre, Universitaire et Philippe Besson, écrivain ont présenté leurs travaux et réflexions sur le sujet.

forge

La Forge est née en réaction à un triple échec de la Gauche. Échec électoral avec la double défaite de 2002 et 2007 ; échec social avec l’éloignement progressif des catégories populaires de la Gauche ; échec idéologique dès lors que la Gauche apparait désormais aux yeux des Français comme le parti de l’ordre Hamonancien tandis que la droite réussit le tour de force d’incarner le camp du mouvement.

Intellectuels, universitaires, praticiens de l’administration et de la société civile portent des réflexions qui analysent la société, la décryptent, et préconisent des solutions. Les sujets qu’ils interrogent sont nombreux : croissance des inégalités sociales et territoriales dans un contexte de concurrence internationale exacerbée, reproduction sociale dans une société figée, crise des médias dans une démocratie française imparfaite, construction européenne à réorienter pour permettre une stratégie industrielle et économique, nouvelle priorité donnée à l’environnement. Sur tous ces sujets la rencontre entre les idées et la Gauche ne s’opère plus.

La gauche doit se réconcilier avec le monde des idées, elle doit repenser son action dans la perspective, non pas seulement de gagner le pouvoir mais également d’y réussir. Dans ce but, elle doit renouveler le travailremi_lefebvre de pensée politique avec un travail exigeant et critique, destiné à être publié et partagé.

La Forge est un think tank indépendant, dévoué à la recherche, à l’analyse des questions actuelles et émergentes dans notre société et à la promotion de solutions politiques innovantes. Regroupant des chercheurs et des universitaires, des responsables syndicaux, politiques et associatifs d’horizons divers, des hauts fonctionnaires, des praticiens de l’entreprise, La Forge propose, à l’attention des décideurs politiques, des médias et de tous les citoyens une réflexion, une analyse et des propositions pour que la Gauche puisse à nouveau gagner la bataille des idées et des consciences.

http://www.la-forge.info

Posté par Cedric Haution à 23:08 - Réflexion politique - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 20 novembre 2007

Au revoir Razzy Hammadi, merci et à très bientôt...

RH4Je voudrais faire un post en hommage à Monsieur Razzy Hammadi (d'ici peu j'en ferai également un à propos d'Antoine Détourné, nouveau Président du Mouvement des Jeunes Socialistes).

Hommage car je crois que ce type avec tout ce qu'il a dû encaisser et qu'il doit encore subir le mérite mais surtout parce que je veux dire vraiment ce que j'en pense.

J'ai adhéré au Parti Socialiste en 2001, je ne connaissais pas le MJS, je ne le voyais pas et je n'imaginais même pas qu'il puisse être autonome de la "machine". Si je me sens du MJS depuis 2001 et mon adhésion au PS, je n'ai vraiment adhéré que lorsque j'ai compris le fonctionnement et découvert qu'il y avait une adhésion distincte du PS en 2005 et suis devenu animateur fédéral de l'Hérault en janvier 2006 après le congrès de Paris. Je n'ai connu que le RHMJS présidé par Razzy.

J'ai commencé, comme beaucoup, mon mandat avec la mobilisation contre le CPE. J'ai eu la chance d'être accompagné par des gens formidable comme Nicolas qui est aujourd'hui mon colloc avec mehdi à Vitry. En "sortant" de l'Unef, c'était presque un regret puisque l'essentiel se passait bien évidemment dans les universités. Mais Razzy m'a montré qu'il pouvait en être autrement et que le MJS bien loin d'être une simple force militante (et pour la "claque") de la famille socialiste, on pouvait vraiment être en lien et au coeur d'un mouvement social. Parce que c'est là, en nous...

Mais dans la "relation" que j'ai eu avec Razzy quand j'étais AF, c'était un peu comme tout le monde, pas souvent, j'avais plutôt mon suivi : Damien. Et les quelques fois où je l'ai appelé directement ou qu'il m'a appelé c'était bien souvent pour employer un ton acerbe avec lui, très critique parce que je n'ai jamais su garder les choses et qu'il me paraît indispensable qu'entre responsables on se disent les choses.

Quelle drôle de surprise lorsqu'il me propose de "monter" à Paris, au BN, mais comme permanent. Je me disais : "il est fou ce type, je lui hurle dessus et me demande de bosser RH5encore plus près de lui !". J'ai mis du temps à prendre ma décision, ce n'est pas rien de laisser son Amour, ses amis, ses camarades, son RH2MJS 34, sa fac etc. Mais je suis venu en décembre et le pire c'est qu'il m'a proposé une colloc avec lui ! Et que j'ai accepté. Il est dingue ce type et c'est pour cela que je l'adore. Les PES 6 à la maison, les coups de bourre de la campagne (je voulais la faire chez moi, à Montpellier, mais vraiment merci de m'avoir fait vivre cela...), la difficulté des rythmes, ton caractère, le mien..., enfin vraiment merci.

Et j'ai découvert un peu plus Razzy Hammadi. Le grand responsable qu'il est déjà, mais l'homme aussi, dans le personnel et l'intime de la collocation qu'on avait. Jamais on s'est enguelé à la maison, et pour moi c'est quand même une prouesse.

Enfin bref, merci M. Hammadi, et à très bientôt pour d'autres aventures..

PS : je vous invite à consulter son site de campagne, et bon envol... : http://www.razzyhammadi.fr/

Posté par Cedric Haution à 14:49 - MJS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 17 novembre 2007

Halte au massacre des chats noirs !

Reuters.

Ce samedi est en Italie la "Journée des chats noirs", à l'initiative d'une organisation de défense des animauxchats_noirs qui milite pour que l'on cesse de tuer des milliers de chats de cette couleur sous prétexte qu'ils portent malchance.

Les chats noirs sont mal vus dans de nombreux pays, mais ils ont encore plus mauvaise réputation en Italie, où un édit papal remontant au Moyen Age en avait fait les instruments du démon. On jetait jadis des chats noirs dans les bûchers, où ils chats_noirs2grillaient aux côtés des sorcières.

 

L'Association italienne pour la défense des animaux et de l'environnement (AIDAA) estime que 60.000 chats noirs ont été tués l'an dernier pour éloigner la malchance, mais aussi lors de rites sataniques ou pour le bien de laboratoires cosmétiques qui apprécient tout particulièrement le pelage noir.

 

"Nous voulons faire cesser ce massacre, éduquer les gens et rétablir la dignité des chats noirs", a expliqué le président de l'AIDAA, Lorenzo Croce.

Posté par Cedric Haution à 20:28 - Actualité - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 16 novembre 2007

Antoine Détourné, Président du MJS, sur BFM Tv


2007_11_12_bfmtv

 

Posté par Cedric Haution à 12:35 - MJS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 15 novembre 2007

Le mythe d’un pays gréviste par François Doutriaux

EXCELLENT ARTICLE, A LIRE D'URGENCE !

Beaucoup de statistiques, d'un constat que nous connaissons et que nous cherchons par ailleurs à renverser. Mais au moins cet article a le mérite de reposer sainement le débat, tout en gardant un véritable esprit critique meme si bien sur je ne me retrouve pas dans tout ce qui est écrit. Mais cela fait réfléchir un peu plus ( je pense notamment à nico qui aime bien réfléchir sur cette question), et cela donne aussi des éléments de fond et statistiques pour débattre ou écrire. Bonne lecture...

François Doutriaux, enseignant en droit privé et consultant juridique indépendant, spécialisé en droit du travail et en droit pénal.

QUOTIDIEN : mercredi 14 novembre 2007, REBONDS

La France serait une nation «grévicultrice» : le pays du «droit de paralyser» (le Figaro, 17 février 2004), qui préfère la «guerre sociale aux compromis» (le Monde, 26 mai 2003) et souffre d’une «forme d’infirmité que ne partagent pas nos voisins européens» (Christine Ockrent, les Grands Patrons, 1998) car «nul autre pays occidental ne se comporte ainsi» (l’Express, 5 juin 2003). Un bref rappel de la réalité historique et statistique de ce phénomène n’est donc pas sans intérêt.

Premier élément du mythe, la France serait un pays de grévistes. Le nombre de journées individuelles non travaillées pour fait de grève était de 4 millions en 1976, 3,5 millions en 1984, 2,1 millions en 1988, 900 000 en 2000, 1,2 million en 2005. En dehors de pics spécifiques (1982, 1995, 2001), l’ampleur et la fréquence des mouvements sociaux ne cessent de diminuer alors même que la population active ne cesse d’augmenter. La fonction publique se substitue par ailleurs progressivement aux salariés privés dans le cadre des conflits sociaux. En 1982, 2,3 millions de journées grevées étaient comptabilisées dans le secteur privé, pour 200 000 seulement dans le secteur public. En 2005, 224 000 dans le privé pour 1 million dans le public. La part du public dans les mouvements sociaux est passée de 3 % dans les années 70 à 30 % à la fin des années 80 puis à 60 % à compter du milieu des années 90.

En effet, les principales causes de cet effondrement statistique concernent les salariés du secteur privé. Ainsi de la précarisation des emplois, du chômage, de la désindustrialisation, de la désyndicalisation ou du démantèlement progressif du droit du travail. Un salarié en CDD ou en CNE va-t-il faire grève ? Les restrictions budgétaires successives et l’effritement graduel des avantages spécifiques de la fonction publique, combinés au nombre relativement important des fonctionnaires, expliquent également ce glissement. Enfin, le statut particulier des agents de l’Etat facilite l’exercice du droit de grève, de plus en plus théorique pour de nombreux salariés privés. Dans le secteur privé, les 224 000 journées de grève en 2005 représentent, à l’aune d’une population active de 16 millions de salariés, 0,01 journée par salarié et par an. Sur une carrière professionnelle de quarante années, un salarié français fera donc grève moins d’une demi-journée, un fonctionnaire moins de quatre jours. Des chiffres à comparer avec les trente-trois millions de journées non travaillées pour cause de maladie en 2005. La grève apparaît cent quarante-sept fois moins pénalisante pour notre économie que les arrêts maladies. La réalité est donc fort éloignée des phénomènes massifs souvent évoqués.

Second élément du mythe, la France recourrait davantage à la grève que ses voisins. Sur la période 1970-1990, la France est onzième sur les dix-huit pays les plus industrialisés en termes de journées non travaillées pour fait de grève. Avec 0,15 journée grevée par salarié et par an, elle est 7,6 fois moins conflictuelle que l’Italie (première), 3,2 fois moins que le Royaume-Uni (septième), 1,6 fois moins que les Etats-Unis (huitième). Sur la période récente (1990-2005), la France demeure onzième sur dix-huit, avec une conflictualité qui s’est effondrée (0,03 journée de grève par salarié et par an) et demeure toujours inférieure à la moyenne (0,04 journée grevée). Les modèles nordiques – réputés en France pour la qualité du dialogue social qui y régnerait – se situent en tête du classement : le Danemark est premier, la Norvège quatrième et la Finlande septième. Ainsi la «flexsécurité», tant vantée par les dirigeants français, semble caractérisée par un niveau de conflictualité nettement plus important. Un paradoxe qui ne semble pas intéresser les défenseurs de son introduction progressive dans notre pays. La France, en dessous de la moyenne des pays industrialisés, n’est certainement pas le berceau de la «gréviculture» décriée par nos médias et nombre de nos politiques.

Troisième élément du mythe, les grèves françaises se caractériseraient par des journées nationales destinées à paralyser l’activité économique. Sur la période 1970-1990, les conflits localisés représentaient 51,2 % des journées non travaillées pour fait de grève, loin devant les 34,9 % de conflits généralisés (propres à une profession) et les 13,9 % de journées nationales d’action. Sur la période plus récente (1990-2005), les conflits localisés représentent 85 % des grèves, pour 14 % de conflits généralisés et seulement 1 % de journées nationales ! La France est treizième sur dix-huit en termes de mobilisation des grévistes. Que pouvons-nous en conclure ? Pays le plus faiblement syndicalisé de l’Union européenne, marqué par un taux de chômage élevé et une hostilité croissante des médias à l’égard des mouvements sociaux, la France n’est pas un pays de grévistes.

Pourquoi, dans ce cas, Nicolas Sarkozy promettait-il avant son élection qu’«au bout de huit jours d’un conflit social, il y aura obligation d’organiser un vote à bulletin secret pour que la dictature d’une minorité violente ne puisse imposer sa loi sur une majorité qui veut travailler» ?Outre le caractère insultant de cette promesse à l’égard des grévistes «violents» et «dictatoriaux» et la manifeste méconnaissance dont atteste notre président en ce qui concerne le droit de la grève, quel est l’intérêt d’une telle mesure dans un pays où 98 % des conflits sociaux durent moins de deux jours ? Le droit de grève est une liberté constitutionnelle et individuelle pour chaque salarié, ce qui est incompatible avec une quelconque validation majoritaire. De plus, son exercice se heurte à la liberté du travail : aucun gréviste ne peut entraver le droit d’un salarié non gréviste de travailler sans engager sa responsabilité civile et pénale. C’est là le paradoxe fondamental de cette proposition : dans le cas d’une validation par une majorité de salariés, la «dictature» de cette majorité imposerait sa loi sur la minorité qui souhaite travailler. Et ne le pourrait plus ! Nicolas Sarkozy inaugurerait donc la première législation sociale encadrant le droit de grève dans le secteur privé, mais contrevenant simultanément à la liberté de faire grève et à celle de travailler.

La loi du 21 août 2007, relative à la grève dans les transports, ne concerne que le secteur public et se contente pour l’essentiel de reprendre le dispositif de dialogue social préexistant en l’aménageant de gadgets (l’obligation d’un préavis au préavis, dont l’utilité laisse dubitatif). Elle ne prévoit aucune réquisition, n’empêche nullement l’ensemble des salariés d’une entreprise publique de faire grève. Elle ne garantit donc en rien un quelconque service minimum. Un texte pour l’essentiel vide de tout contenu autre que purement proclamatoire, très éloigné des promesses de campagne de notre président. Telle est peut-être l’explication finale de la position actuelle de nos dirigeants quant au droit de grève : des proclamations destinées à satisfaire tant l’hostilité (réelle) des médias que celle (supposée) de la population. Ainsi alimente-t-on, sans doute à dessein, les préjugés de ses concitoyens…

Posté par Cedric Haution à 10:50 - Actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 14 novembre 2007

Le poing et la rose...

logo_PSLorsque le Parti socialiste naît à Alfortville, en mai 1969, pour bien marquer la rupture avec la SFIO, la modification du titre s'accompagne de l'abandon de son insigne. Mais sans que l'on songe à lui en substituer un autre.
Ce n'est qu'après Epinay que le Parti adoptera un nouveau symbole, " le poing et la rose ".

Cet emblème a été conçu, à la fin de l’année 1969, par Marc Borret, un illustrateur contacté par Yann Berriet, graphiste et militant socialiste. Paul Calandra, alors responsable de la propagande de la fédération de Paris du " nouveau " Parti socialiste dirigée par le CERES, lui en avait passé commande. Georges Sarre, chargé de la propagande, précisait dans le Livre Blanc 1969-1971 édité par la Fédération de Paris en juin 1971, que " dès le mois de janvier 1970, une campagne d’affichage était lancée. Elle utilisait une nouvelle affiche confectionnée spécialement par la fédération (le sigle d’une rose dans un poing fermé). "Ce logo fut diffusé dans le deuxième semestre 1970 mais c’est surtout à l’occasion des élections municipales de mars 1971 qu’il connut un plus large écho sur Paris. A aucun moment il ne semble que le CERES ait cherché à la reprendre à son compte, ni dans ses publications ni d’aucune manière. Encore moins le Parti socialiste, ce qui confirme si besoin en était son peu d’attention pour ce genre de questions, qui laisse ainsi la fédération de Paris développer sur ses terres ses propres signes de reconnaissance. En septembre 1971, la Parti socialiste décide donc d’adopter et de s’approprier " le poing et la rose ". La participation du CERES à la nouvelle majorité et le rôle de Georges Sarre à la commission propagande ne sont pas étrangers à ce choix.

L’emblème apparaît sur un tract officiel du Parti socialiste en septembre 1971. En novembre, à la une de Combat socialiste, nouvel organe mensuel lancé par le secteur entreprise, le logo se signale pour la première fois sur un organe de presse. Dès la fin de l’année 1971, le PS édite les statuts adoptés à Épinay en brochure avec l’emblème en couverture comme sur les brochures du même format (10,5 x 29,7) qui paraissent début 1972 : sur les libertés, les relations syndicats-parti, l’histoire du mouvement ouvrier… A l’occasion du lancement du programme du Parti socialiste " Changer la Vie " en mars 1972, " le Poing et la rose " est présent partout, sur les affiches, les tracts, en banderoles derrière les tribunes dans les meetings (par contre le programme Changer la vie et le programme commun de gouvernement, édités par Flammarion en 1972 ont en couverture la photographie d’une main tenant une rose et non le logo).

La campagne du référendum sur l’Europe fournit l’occasion de toucher un public encore plus large. Le poing et la rose s’impose dans le paysage politique français et européen à mesure que le PS poursuit sa percée.

Pour en savoir plus : site de l'OURS (Office Universitaire de Recherche Socialiste)

Posté par Cedric Haution à 11:13 - Réflexion politique - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 13 novembre 2007

Réformer l’université sans désengager l’Etat

Réformer l’université sans désengager l’Etatlogo_unef

Bruno julliard, président de l’Unef (Union nationale des étudiants de France).

QUOTIDIEN : mardi 13 novembre 2007

La mobilisation étudiante prend de l’ampleur dans les universités. Après deux semaines d’assemblées générales massives sur une trentaine de sites universitaires, les étudiants apparaissent plus que jamais déterminés à se faire entendre du gouvernement. La tension sur les universités qui se manifeste aujourd’hui est perceptible depuis plusieurs semaines et ses motifs sont nombreux.

juliardLa rentrée universitaire s’est en effet déroulée, malgré les promesses, dans un contexte budgétaire très difficile pour les établissements et les étudiants, dont le pouvoir d’achat et les conditions de vie continuent à se dégrader pour la sixième année consécutive. Le service public d’enseignement supérieur reste le parent pauvre des politiques éducatives : sous-financement chronique, inégalités entre universités délaissées et grandes écoles privilégiées, difficultés d’insertion professionnelle, pression accrue sur les diplômes et les salaires dans un contexte de chômage de masse, sélection des étudiants par l’échec lors des premières années. Comme pendant le mouvement contre le CPE, la jeunesse craint pour son avenir.

Depuis 2006, aucune mesure n’a été prise en faveur des étudiants. Les causes du malaise sont toujours présentes. Les étudiants sont viscéralement attachés à un service public d’enseignement supérieur de qualité, permettant l’accès et la réussite de tous, toutes conditions sociales confondues. Bref, un modèle de service public ou l’Etat joue son rôle en finançant les établissements, en aidant socialement les étudiants et en compensant les inégalités.

Or, par ses choix budgétaires pour 2008, par les priorités politiques qu’il affiche et par la loi sur l’autonomie des universités, le gouvernement a ouvert la porte au désengagement politique et financier de l’Etat. La loi sur l’autonomie des universités cristallise ces inquiétudes liées à la démission de l’Etat.

Cette loi est en effet mauvaise et dangereuse. Mauvaise, car elle n’envisage l’enseignement supérieur que par le prisme déformé des gestionnaires sans s’attaquer aux défis majeurs du système (la réussite et l’accompagnement social des étudiants, l’insertion professionnelle, la place de la recherche).

Dangereuse, parce qu’elle créera plus de problèmes qu’elle n’apportera de solutions en introduisant des reculs en termes de démocratie universitaire, en précarisant un peu plus les personnels et en ouvrant la porte au désengagement de l’Etat par des transferts de compétences que nous refusons. Si cette loi était si irréprochable, le gouvernement ne l’aurait pas fait voter en catimini pendant l’été.

Malgré les concessions obtenues dans le cadre des «concertations» (notamment le retrait de la sélection àjulliard3 l’entrée du master), l’Unef demande que le gouvernement revoie sa copie et apporte des modifications législatives à son texte, en particulier en revenant sur la composition des conseils d’administration pour garantir la place des élus, en limitant les possibilités de recours à des personnels contractuels, en accompagnant financièrement les compétences nouvelles des universités (réhabilitation des bâtiments avant tout transfert) et en supprimant l’obligation de recours à l’orientation active.

Surtout, cette loi s’applique dans un contexte budgétaire difficile. Malgré les engagements du président de la République, le budget 2008 pour l’enseignement supérieur est en trompe-l’œil, affecté essentiellement aux exonérations fiscales aux entreprises dont le montant a triplé ainsi qu’au paiement en retard d’engagements de l’Etat des années précédentes. Pour la première fois depuis de nombreuses années, ce budget ne prévoit aucune création de poste alors que les besoins d’encadrement n’ont jamais été aussi importants.

Cette douche froide est pour beaucoup dans la mobilisation actuelle. L’autonomie des universités s’appliquant dans un contexte de pénurie budgétaire, le gouvernement est le seul responsable de la situation de blocage actuel. Les conditions de la rentrée ont démontré que le «dialogue» que nous avions engagé pendant l’été n’était plus suffisant pour que le gouvernement prenne en compte ces inquiétudes. Les étudiants et l’Unef n’ont dès lors pas d’autre choix que de se mobiliser pour faire revenir le gouvernement à la table des négociations.

Au-delà des revendications portant sur la loi sur l’autonomie, l’Union nationale des étudiants de France demande au gouvernement de programmer les moyens budgétaires sur plusieurs années de l’enseignement supérieur. Les promesses ne suffisent pas à rassurer. Sans cette programmation, la loi sur l’autonomie ne serait que le cache-sexe du désengagement de l’Etat, que les étudiants refusent aujourd’hui. Cette programmation doit en particulier permettre d’agir pour la réussite des étudiants et pour résorber la précarité de leurs conditions de vie.

Le gouvernement semble aujourd’hui ignorer ces attentes et prend le risque d’une amplification du mouvement. Calcul cynique pour décrocher les étudiants de l’opinion ? Calcul dangereux en tout cas, car tourner le dos à la jeunesse ne peut tenir lieu de politique pour l’avenir. Valérie Pécresse doit enfin faire la démonstration qu’elle est bien la «ministre des étudiants» qu’elle prétendait être a son arrivée. Il n’est pas trop tard.

http://www.liberation.fr/rebonds/290975.FR.php

© Libérationlogo_lib_

Posté par Cedric Haution à 10:58 - Actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

dimanche 11 novembre 2007

Bienvenue à Béziers, le MJS 34 et Nicolas Anoto en campagne


Bienvenue à Béziers....
envoyé par AnthonyFlorins

Posté par Cedric Haution à 14:07 - MJS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 6 novembre 2007

Europe : le PS dit "oui" au Traité de Lisbonne, Bénoit Hamon démissione du Secrétariat national à l'Europe

Le Parti socialiste s’est prononcé en faveur du Traité de Lisbonne, lors du bureau national du 6 novembre. Avec 36 voix pour, 20 contre, 2 abstentions (selon Libération, il s'agit d'Arnaud Montebourg et de Malek Boutih) et 1 personne ne prenant pas par au vote (Julien Dray selon Libération), le traité a été adopté par une large majorité. Le Premier secrétaire, François Hollande, revient sur cette décision. Puis, ci-dessous, le communiqué de presse de Benoit Hamon, Secrétaire National à l'Europe, expliquant les raisons de sa démission du Secrétariat national du Parti Socialiste.

François Hollande : le traité de Lisbonne
envoyé par PartiSocialiste


Communiqué de presse de Benoît HAMON,


Député européen, Secrétaire national du Parti Socialiste en charge des questions européennes.

Démission du Secrétariat National à l’Europe.

Paris, le 06 Novembre 2007


Le Parti Socialiste a décidé à la majorité des voix du bureau national d’approuver le traité simplifié proposéhamon2 à la ratification du parlement par Nicolas Sarkozy.

Il y a bientôt 2 ans, le Parti Socialiste, conscient de l’importance de se rassembler pour battre la droite, faisait le choix, à l’occasion de son congrès, d’opérer une synthèse entre ses principales sensibilités. Cette synthèse, quelques mois après le référendum sur le traité constitutionnel qui avait vu, malgré la campagne du PS en faveur du oui, une majorité de Français refuser ce texte, proposait notamment de dépasser le clivage entre les partisans du Oui et les partisans du Non. La synthèse avait vocation à rappeler que si les socialistes s’étaient opposés sur la stratégie, ils étaient rassemblés sur le projet européen.

Aujourd’hui le Parti Socialiste s’est une nouvelle fois divisé en deux blocs sur l’appréciation du contenu du texte. Il est même divisé sur l’opportunité de soumettre le texte à référendum alors qu’il avait fait de ce principe une « obligation démocratique » lors de la campagne présidentielle et que ce principe est soutenu par une large majorité des français.

Invitée à commencer la rénovation du PS en disant oui au mini traité, une majorité du bureau national a choisi d’approuver un texte qu’elle a été presque unanime à juger médiocre 15 jours auparavant. Simultanément, les argumentaires lapidaires refont surface pour sommer les socialistes de ne pas rater ce nouveau rendez-vous de l’Histoire.

Pourtant, il existait un moyen de dire notre insatisfaction sur le fond, de rester solidaire avec les socio-démocrates européens et cohérents avec nos engagements de campagne en appelant à un référendum afin de ne pas se substituer à la souveraineté populaire. Il existait un moyen de rassembler les socialistes. Cette position était évoquée par les représentants de toutes les sensibilités du PS dans le groupe de travail sur le Traité Simplifié que le Bureau national m’a demandé d’animer depuis l’été. Cette position, identique à celle adoptée par les socialistes lors du référendum européen de 1972 sur la proposition de François Mitterrand était, au nom de la cohérence et de l’unité de la gauche : l’abstention ou la non participation au vote.

Une autre voie a été choisie. Je m’y plie. Elle porte pourtant en elle le ferment de la division. Secrétaire national en charge du projet européen, nommé pour permettre le dépassement du clivage entre le oui et le non, je déplore notre échec. Je remets donc aujourd’hui ma démission du secrétariat national à François Hollande.

Posté par Cedric Haution à 22:56 - Actualité - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »