Le blog de Cédric Haution

"Celui qui déplace la montagne, c'est celui qui commence à enlever les petites pierres." Confucius

samedi 26 avril 2008

Mickaël Delafosse, un adjoint surprise à la culture

MD_midi_libre Le nouvel élu délégué aux affaires culturelles est, à 31 ans, le plus jeune en poste dans une ville de plus de 100 000 habitants en France Mais que peut bien faire, un mois après sa nomination, l'adjoint délégué à la culture au zoo de Lunaret, un mercredi matin, de bonne heure ? On semble bien loin des attributions habituelles du poste. Sauf que... Petit retour en arrière, le lendemain des élections municipales.
Mickaël Delafosse est dans le bureau d'Hélène Mandroux. « Tu seras adjoint, rapporte de leur discussion, aujourd'hui et sans chichi, le jeune élu. Tu es curieux, sérieux, énergique, tu vas t'occuper de la culture au sens le plus large du terme. » Et le premier magistrat de présenter le poste d'adjoint chapeautant vie culturelle telle qu'on

l'entend en y associant cultures scientifique et technique. « Le pari ne se refuse pas. C'est aussi un message pour toute une génération : "Cette ville est à vous, vous y avez votre place et nous avons beaucoup à faire. » La campagne électorale est terminée mais ce protégé d'Hélène Mandroux, qu'il rencontra en 1993, continue de marteler le "Vivre une nouvelle ville" et le "Vivre ensemble". S'il avait existé, le premier magistrat aurait pu lui confier le poste de porte-parole de l'équipe municipale. Alors, mercredi matin, au zoo, Mickaël Delafosse s'inscrit dans ses nouvelles prérogatives. « Ce n'est qu'un exemple mais il est significatif. Ici, nous sommes dans un lieu d'excellence scientifique et, en même temps, dans un espace que les Montpelliérains se sont appropriés. Détente, compréhension du monde, découverte des écosystèmes. Pourquoi les artistes n'y trouveraient-ils pas leur place ? La lecture, les contes ou d'autres arts... Les synergies entre les différentes formes d'expressions sont sources d'idées. Elles permettent aussi de mieux comprendre la complexité du monde. » Le zoo n'est qu'une étape dans la tournée marathon des popotes que l'adjoint entame. Il visite les lieux, va au spectacle - au Corum comme au théâtre de poche La Vista -, écoute ses services, entame ses rencontres avec les directeurs, les artistes, les compagnies, les libraires, les disquaires ... Il envisage, imagine, confronte. En géographe de formation, matière qu'il enseigne aujourd'hui à l'université Paul-Valéry, il repère « les frontières invisibles et les aspérités » dans lesquelles peut s'ancrer sa réflexion. Seulement, avertit-il, « la politique, c'est faire des choix. Le temps est aux idées, viendra ensuite la validation et éventuellement la budgétisation. Et d'enfoncer le clou. Sans doute avec plus d'ingénierie, pas forcément davantage de moyens financiers. » Inattendu à ce poste- là dans le casting de la nouvelle équipe municipale, jugé trop jeune par les uns, très social par d'autres, méconnu dans et par le milieu culturel montpelliérain, l'ex-leader national de syndicats lycéen et étudiant espère transformer ses handicaps en autant d'atouts : engouement, regard neuf, qualité de négociateur et habitude d'organisation transversale. Cinq conseillers municipaux délégués travaillent avec lui. « Il faut continuer à façonner l'identité culturelle de Montpellier. Georges Frêche a fait venir les meilleurs. Aujourd'hui, il faut permettre aux talents de la ville d'éclore. Ce sont eux qui seront les futurs avocats de la cité. » L'engagement peut paraître fougueux. Comme son verbe ou encore sa gestuelle méditerranéenne. Sans faille également en politique, à gauche depuis 1993. Dès le lendemain de la défaite du PS aux législatives. Depuis, Mickaël Delafosse se revendique militant plus qu'attentif aux « inégalités de la société », convaincu que « la connaissance est le facteur essentiel du développement humain » et adhérant « à toutes les associations possibles » défendant ces valeurs. Sans faille enfin aux côtés d'Anne-Lise, son épouse, « je crois au pouvoir de l'anneau. »

vu dans Midi libre du 25 avril 2008logo_midi_libre

Posté par Cedric Haution à 17:35 - Montpellier, le Sud que j'aime - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

salut cédric, c'est bien que la jeunesse puisse prendre des postes aussi important dans de grande ville. Chez moi j'ai quasiment la même chose avec une conseillère déléguée à la jeunesse de 24 ans à lille.

Posté par greg, dimanche 27 avril 2008 à 11:48

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