Le blog de Cédric Haution

"Celui qui déplace la montagne, c'est celui qui commence à enlever les petites pierres." Confucius

mardi 30 septembre 2008

suivez le congrès du PS sur le blog http://congresdereims.parti-socialiste.fr/

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Le 23 septembre, six motions ont été déposées à l’occasion d’un conseil national de synthèse à la Mutualité à Paris, en vue du Congrès de Reims. Six textes sur lesquels les militants seront invités à voter le 6 novembre. Télécharger les textes (avec les signataires) en pdf :

Motion A - Bertrand Delanoë
Motion B - Pôle écologique
Motion C - Benoît Hamon
Motion D - Martine Aubry
Motion E - Gérard Collomb
Motion F - Franck Pupunat

Posté par Cedric Haution à 23:04 - Actualité - Permalien [#]


lundi 15 septembre 2008

Sénatoriales : Le MJS 34 est évidemment solidaire du PS 34, derrière Robert Navarro, Premier secrétaire du PS

Communiqué de presse du Mouvement des Jeunes Socialistes de l’Héraultlogo_mjs_34

Montpellier,

 

Le 15 septembre 2008

 

Le MJS soutient la liste du Parti socialiste pour les sénatoriales

 

Le Mouvement des Jeunes Socialistes de l’Hérault regrette les pratiques politiciennes conduisant à la division de la gauche, notamment socialiste, à l’occasion des élections sénatoriales.

 

Il appelle l’ensemble des grands électeurs du département à soutenir la seule liste de construction nationale crédible, composée d’Hélène Mandroux, maire de Montpellier, de Georges Frêche, président de la Région Languedoc-Roussillon et de l’Agglomération de Montpellier, de Caroline Négrier, de Yves Pietrasanta, Conseiller régional, de Karine Chevalier, et menée par Robert Navaro, premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste.

 

De la même façon, l’ensemble des grands électeurs membres du MJS de l’Hérault voteront sans réserve pour la liste investie par le Parti Socialiste.

 

Le MJS souhaite que la victoire soit la plus large possible au lendemain des élections pour que les mairies et les collectivités locales puissent adresser un message d’opposition fort au gouvernement.

 

Contact presse : Manuel Alaver, secrétaire fédéral (06 71 59 90 88)

www.mjs34.fr

Posté par Cedric Haution à 22:54 - MJS - Permalien [#]

samedi 13 septembre 2008

Scandale ! Sevices publics sur C+

sevices_publicsNouvelle petite émission sur Canal plus, Sévices publics a pour ambition de surfer sur le mécontentement à l'égard de Sarkozy, mais me donne plutôt le sentiment de taper sur les agents !

Un seul commentaire : c'est nul !

En espérant qu'ils évoluent, parce que pour l'instant je trouve cette émission détestable.

Posté par Cedric Haution à 13:54 - Actualité - Permalien [#]

mardi 9 septembre 2008

Laissez l'équipe de France travailler tranquille !!

domenechLa pression est déjà si importante, je ne pense pas que les débats inutiles menés par des journalistes qui effectivement "aime l'odeur du sang" soient dignes de leur profession.

Domenech n'est peut-être pas le meilleur, mais il est le sélectionneur. Les joueurs lui font confiance jusqu'à preuve du contraire. Même Zidane y est allé de son commentaire pour dire ce que je suis en train d'écrire alors qu'il n'est pas le premier fan du sélectionneur actuel.fff

Si on veut que la France gagne, il faut la laisser tranquille, lui permettre de travailler dans la sérénité.

De toute façon, tous les sélectionneurs ont toujours été très lourdement critiqués, attaqués. Domenech a mené la France en finale en 2006 et a un mauvais bilan sur le dernier euro, ok. Mais lui au moins il test des jeunes, renouvelle l'équipe, ce que n'ont pas fait les sélectionneurs après Jacquet et la victoire de 1998.

foot_franceLes amoureux du foot doivent faire confiance au sélectionneur. La stabilité est gage des victoires futures. Regardez l'OL... Quant au PSG, l'OM ou les autres "grands" clubs sont instables et n'arrivent à rien de probants depuis des années. Rappelez vous que l'OM n'a rien gagner depuis 1993 et la victoire en Coupe des clubs champions, l'année même où le championnat leur avait été retiré du fait des diverses tricheries.

Moi je soutiens l'équipe de France, son sélectionneur et ses joueurs. bon vent à eux, et merci.

Posté par Cedric Haution à 19:54 - Parlons un peu foot ! - Permalien [#]

dimanche 7 septembre 2008

EDVIGE "Big brother is watching you"

Nicolas Sarkozy Président de la République est une étape importante dans le combat pour les libertésbig_brother publiques. Combat ? Peut-être devrions-nous parler de défense de nos libertés. Car ce gouvernement – qui se situe dans une ligne encore plus dure que le précédent – balaie d’un revers de main les arguments traités de « droitdel’hommiste », construisant petit à petit une société sécuritaire fondée sur les notions de contrôle et de surveillance.

Le contrôle social d’aujourd’hui utilise au maximum des possibilités l’ensemble des nouvelles technologies. Fort heureusement, la loi n’autorise pas tout. En tout cas pas aujourd’hui, pas encore…

La multiplication des systèmes de vidéosurveillance en est un bon exemple. Théoriquement prévu dans un but de prévention de la délinquance ainsi que moyen de recherche de preuve, ce système est un échec confirmé au niveau international comme l’exprime la majeure partie des chercheurs britanniques sur le sujet, bon nombre ont d’ailleurs changé d’avis constatant l’échec du système. Comme le Parti Socialiste Français cherche à ressembler aux social-démocraties européennes au moment de leur déclin, la France opère une mise en place d’un système qui a démontré plus que ses limites.

La vidéosurveillance, tout le monde ne s’accorde pas pour la dénoncer. Cependant, lorsque la loi autorisera l’utilisation des logiciels de reconnaissance faciale sur le parc de caméra, il est permis de penser qu’il en sera autrement. Imaginez : vous prenez le métro, vous badgez (« bip »), vous passez demain une caméra (« coucou »), vous faites vos courses en payant par carte bleu (« bip »). Aujourd’hui, il n’est pas autorisé de croiser ces données afin d’analyser votre comportement. Mais demain ? A des fins assurément sécuritaires, la droite tentera de le rendre légal. Puis à des fins commerciales ? Est-ce bien cette société dans laquelle nous entendons vivre ? NON !

Pourtant petit à petit c’est bien vers cela que nous tendons. Et EDVIGE est à la croisée des chemins. Instituant le fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans, des délinquants hypothétiques, mais aussi des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux, EDVIGE opère un bond en avant en matière de dispositifs liberticides.


Qu’est-ce exactement EDVIGE ?

A l’origine, le décret du 27 juin 2008 du ministère de l’Intérieur entend mêler les fichiers des RG et de la DST (qui ont fusionné). Ce n’est pas le fichier de la police « STIC » institué par Pierre Joxe en 1985 (vraiment mis en place à partir de 1998) qui recense les procédures judiciaires et les infractions tant des personnes mises en cause que des victimes. Il ne s’agit pas non plus du fichier « FNAEG » ou plus simplement fichier des empreintes génétiques créé en 1998, qui à la base ne concernait seulement que les infractions sexuelles et la protection des mineurs, devenu un fichier d’identification criminelle généralisé en 2003 et qui voit sa base de données croître de manière exponentielle.

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EDVIGE a pour objet d’informer le gouvernement et les représentants de l’Etat dans les départements et collectivités grâce à la centralisation et l’analyse « d’informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique et social ou religieux significatifs ». Sont donc concernés toutes les personnes qui sont « susceptibles de porter atteinte à l’ordre public », ce qui relativement large.


Que collecte EDVIGE ?

Est alors établie une liste classique d’identification dès 13 ans : « signes physiques particuliers », « comportement », et les données « relatives à l’environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle ». Votre frère, un ami, un cousin, presque n’importe qui, et vous êtes fiché.

Mais EDVIGE ne s’arrête pas là. Des données plus intimes encore ont pour but d’être collectées (article 8 de la loi du 6 janvier 1978) : « les données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou l’appartenance syndicale des personnes, ou qui sont relatives à la santé ou à la vie sexuelle de celles-ci ». Rien que ça ! Nous n’énumèrerons pas ici le nombre de libertés fondamentales bafouées par un tel texte, il faut le combattre un point c’est tout. Parce qu’il n’existe qu’une limite, et de taille : ces informations ne sont recueillies que « de manière exceptionnelle ». Un peu comme l’utilisation de la garde à vue, de la détention provisoire etc. Il y a les principes et l’application.

En bref, EDVIGE récolte :

-    les informations ayant un trait à l’état civil et à la profession
-    les adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques
-    les signes particuliers et objectifs, photographies et comportement
-    les titres d’identité
-    l’immatriculation des véhicules
-    les informations fiscales et patrimoniales
-    les déplacements et antécédents judiciaires
-    le motif de l’enregistrement des données
-    les données relatives à l’environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle

Soyez rassuré, ce fichier ne fera pas l’objet de recoupement, de rapprochement ou de connexion avec d’autres. Il faut dire qu’au vue l’étendu des données, cela s’avèrerait peu nécessaire. Le décret précise également que « le traitement ne comporte pas de dispositif de reconnaissance faciale à partir de la photographie », ouf. Enfin, pour l’instant, c’est comme pour la vidéosurveillance, c’est l’étape suivante.


Qui aura accès à ces données ?

Théoriquement les « services spécialisés » soit la sous-direction de l’information générale de la direction centrale de la sécurité publique ou les services d’information générale des directions départementales de la sécurité publique. Et le texte précise : « tout autre agent d’un service de la police nationale ou de la gendarmerie nationale, sur demande expresse […] dans la limite du besoin d’en connaître ». Et l’institution judiciaire garante des libertés individuelles ? Elle n’a rien dans les mains alors que l’on ferme des tribunaux et qu’on recrute de moins en moins malgré les besoins et les promesses.

Mais qu’à donc fait la CNIL ?

La Commission Nationale Informatique et Libertés a publié un communiqué faisant état de ses désaccords le 2 juillet 2008. Elle indique que le gouvernement a suivi certaines de ses recommandations mais maintient un certain nombre de réserves.

Selon la CNIL, le ministère de l’Intérieur a suivi sa position quant à la publication du décret au journal officiel (il devait ne pas en être question), sur l’impossibilité d’interconnexion avec d’autres fichiers, sur la limitation des données enregistrées pour les personnalités publiques, sur la durée de conservation limitée à 5 ans pour les personnes faisant l’objet d’une enquête administrative pour l’accès à certains emplois (de sécurité notamment). Bref, nous constaterons que la CNIL ne possède toujours pas les moyens de protéger efficacement la vie privée et les libertés individuelles ou publiques des citoyens de France.

Elle maintient des « réserves » sur certains points, en particulier sur la collecte d’informations relatives aux mineurs pour lesquels aucune limite de durée n’a en plus été fixée. Elle regrette également le manque de garanties suffisantes quant aux informations relatives aux origines raciales ou ethniques ainsi qu’ayant attrait à la santé ou la vie sexuelle. Nous pouvons quant à nous regretter qu’elle n’est tout simplement pas condamné une telle collecte plutôt que de constater l’absence de garantie. Enfin, la CNIL note l’absence d’une procédure formalisée de mise à jour et d’apurement du fichier.

Conclusion : souriez, vous êtes définitivement fichés.

« Quiconque est prêt à sacrifier sa liberté pour un peu de sécurité provisoire ne mérite ni l’une ni l’autre et perdra les deux », Thomas Jefferson.

Posté par Cedric Haution à 19:03 - Justice, prisons, droits... - Permalien [#]
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