Le blog de Cédric Haution

"Celui qui déplace la montagne, c'est celui qui commence à enlever les petites pierres." Confucius

vendredi 17 octobre 2008

Michel PLATINI : "Le football est pris en otage du monde politique"

Encore une fois, je suis en parfait accord avec "platoch". Homme de football, mais aussi homme de gauche je pense au vu de ses diverses prises de position au fil des ans, il s'implique dans le débat ridicule sur La Marseillaise et l'annulation des matchs proposés par Sarkochef. A lire dans Le Monde.

Michel Platini, président de l'Union européenne de football (UEFA) et ancien capitaine de l'équipe de France, estime dans un entretien au Monde que les sifflets qui ont accompagné La Marseillaise avant le match France-Tunisie ne sont "pas une insulte à la France".

Que pensez-vous du tollé politique qui a suivi les sifflets de La Marseillaise, mardi 14 octobre, au Stade de France ? platini

Il y a trente ans, quand je jouais avec l'équipe de France, La Marseillaise était sifflée sur tous les terrains. Mais à l'époque, les politiques ne s'intéressaient pas au football et ça ne choquait personne. Aujourd'hui, c'est devenu une obligation pour un homme politique, en fonction de son étiquette, de se positionner. Une fois encore, le football est pris en otage par le monde politique car cette histoire de sifflets est devenue une affaire politique qui n'a rien à voir avec le sport.

Je ne vois pas dans les sifflets qu'on a entendus au Stade de France un manque de respect ou une insulte à la France mais simplement des manifestations contre un adversaire d'un soir, en l'occurrence l'équipe de France, que l'on veut battre. Dans d'autres occasions, je suis certain que les mêmes jeunes qui ont sifflé La Marseillaise, mardi soir, chantent l'hymne national quand l'équipe de France dispute un match de l'Euro ou de la Coupe du monde.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a annoncé que les matches seraient arrêtés en cas de sifflets pendant les hymnes nationaux. Cette initiative vous semble-t-elle judicieuse ?

La France perdra 3-0 sur tapis vert! Cela veut dire que si l'équipe de France joue en Azerbaïdjan et que La Marseillaise est sifflée, le président fait arrêter le match? Lors du Mondial 1982, en Espagne, le Cheikh Fahd [président de la fédération du Koweït] était rentré sur le terrain pour faire annuler un but : l'arbitre qui avait accédé à sa demande a été suspendu à vie. Il y a des règles qui régissent le football et elles sont édictées par la FIFA [Fédération internationale de football] et l'UEFA. Le règlement prévoit qu'un match peut être arrêté, et j'y suis favorable, en cas d'acte de racisme par exemple. Mais ce n'est pas à une autorité politique de décider : la responsabilité incombe à l'arbitre et au délégué du match.

Ce n'est pas ce que semble entendre le gouvernement français…

Si on commence à arrêter un match parce qu'il y a des sifflets, dans ce cas-là on arrête aussi dès qu'un joueur se fait siffler ou quand le gardien se fait conspuer après un dégagement. C'est absurde. Et pourquoi pas aussi un policier derrière chaque spectateur. Il faudrait plutôt éduquer les supporters car dans certains pays, les hymnes ne sont jamais sifflés. A l'Euro, on avait fait de la pédagogie avant les matches et les hymnes n'ont pas été sifflés.

Ne pensez-vous pas, comme certains députés, qu'il serait plus simple de ne plus jouer les hymnes nationaux avant les matches pour éviter ce type de débordement ?

Je ne crois pas. Si on suit ce raisonnement, il faudrait aussi jouer sans arbitre pour éviter qu'ils se fassent siffler. L'hymne national, c'est l'histoire d'un pays. Lorsqu'on joue en équipe nationale, on joue pour son pays. Moi, quand l'hymne était sifflé, cela me donnait plus de caractère, plus d'orgueil vis-à-vis de mon pays. Ça n'a jamais vexé ni fait peur aux joueurs d'entendre leur hymne sifflé. Au contraire, ça nous galvanisait, c'était une motivation supplémentaire.

Mais quand vous jouiez, il y a 30 ans, l'hymne n'était pas sifflé par des spectateurs français ?

Il y a 10 ans, quand la France a gagné la Coupe du monde et que tout le monde chantait La Marseillaise et brandissait le drapeau bleu-blanc-rouge dans les rues, on célébrait la France "Black-Blanc-Beur". Aujourd'hui, on explique le contraire. A mon époque, déjà, il y avait des immigrés italiens et polonais. La différence, c'est que maintenant, il y a une récupération politique.

La Fédération française de football (FFF) a décidé d'apprendre aux joueurs les paroles de La Marseillaise depuis qu'une enquête d'opinion a mis en avant que les supporters de l'équipe de France reprochaient aux Bleus de ne pas chanter leur hymne national. Quand vous étiez joueur, le chantiez-vous avant les rencontres ?

Non, je n'ai jamais chanté

La Marseillaise. Même

si je trouvais que c'était le plus bel hymne du monde, et que je le fredonnais de temps en temps, je n'ai jamais pu me résoudre à le chanter avant un match car c'est un chant guerrier et que pour moi, un match de foot, c'est un jeu et pas la guerre. "Aux armes, citoyens!" : je n'arrivais pas à chanter ces paroles avant une rencontre. Mais ça ne veut pas dire pour autant que je n'étais pas fier d'entendre

La Marseillaise. Ce

n'est pas parce qu'un joueur ne chante pas l'hymne national qu'il n'aime pas son pays. Mais aujourd'hui, nous sommes dans un monde du tout-communication : si un joueur a le malheur de ne pas chanter La Marseillaise, il est aussitôt stigmatisé comme quelqu'un qui n'aime pas la patrie française.

Propos recueillis par Stéphane Mandard

Posté par Cedric Haution à 12:50 - Actualité - Permalien [#]


mardi 7 octobre 2008

Crise : la fin du court-termisme?

Extrait de Marianne, logo_marianne

Par Bernard Stiegler, philosophe, qui voit dans la crise financière actuelle la sanction du «court-termisme» induit par le consumérisme.

Personnellemment je trouve cela extrêment intéressant, voici l'extrait que je vous propose, et vous pouvez télécharger le pdf que j'ai fait pour lire les trois petites pages...

stiegler"C'est aussi la crise d'un mode de vie qui a fini par produire un désinvestissement général. Le court-termisme systémique induit par la financiarisation du capitalisme conditionne aussi bien les modes de vie des consommateurs, dont les comportements sont de plus en plus pulsionnels, que les discours des hommes et des femmes politiques qui ne pensent plus qu'au très court-terme de leur élection, ou la mise à mal de la recherche fondamentale étouffée par les critères de la rentabilité immédiate – etc. Du spéculateur au consommateur, la société contemporaine est dominée par la pulsion qui veut sa satisfaction immédiate, étant court-termiste par nature. À ce désinvestissement, il faut opposer ce que l'association Ars Industrialis que je préside a appelé avec Jean-Luc Gréau et Arnaud de Lépine l'investissement durable (conférence téléchargeable sur arsindustrialis.org/…). L'investissement produit l'avenir dont la spéculation ferme au contraire les possibilités. Le spéculateur agit contre les intérêts du monde dans lequel il vit, et c'est pourquoi la financiarisation n'est pas durable : elle détruit le monde. Mais tous ceux qui l'ont soutenue – activement ou passivement – participent d'un même désinvestissement dans leur propre activité. Le populisme politique, par exemple, est aussi pulsionnel que la spéculation : c'est la forme politique de la spéculation. Lepopulisme industriel mis en œuvre par la télévision est du même ordre : c'est la forme consumériste de la spéculation.

La financiarisation liquide le capitalisme de la bourgeoisie qu'elle remplace par un capitalisme mafieux. Mais cela n'est pas induit uniquement par la financiarisation : contrairement à ce qu'a l'air de croire le président de la République, c'est le capitalisme d'actionnariat, où les actionnaires peuvent soumettre les dirigeants à leurs exigences les plus folles, qui conduit à une économie globalement ruineuse pour le monde, généralisant les comportements irresponsables au nom d'une prétendue rentabilité qui produit de plus en plus de de toxicités en tous genres – du CO2 aux actifs bancaires dits toxiques, en passant par mille formes d'addictions. La bourgeoisie investissait et prenait encore soin du monde. Le capitaliste mafieux est h_17_chute_des_bourses_CAC40_2structurellement je-m'en-foutiste. Depuis la « révolution conservatrice », ce je-m'en-foutisme est devenu le principe même de la guerre économique. Ce capitalisme-là ne prend aucun engagement dans la durée. Il conduit à une sorte de piraterie : prendre le contrôle d'une activité ou d'une région, en tirer tous les bénéfices possibles le plus vite possible, et se retirer lorsque elle est ruinée. La financiarisation est la mondialisation ainsi entendue. Le spéculateur américain se moque pas mal de l'effondrement de General Motors : il mène ses affaires louches au niveau planétaire."

à suivre... (dès que box.net arrête de bugger...)

NB : avec une petite mise à jour grâce au monde.fr pour voir comment la CAC 40 se casse un peu plus la figure ce mercredi 8 octobre...

Posté par Cedric Haution à 22:30 - Actualité - Permalien [#]

dimanche 5 octobre 2008

Rémi Gaillard le Montpellerain : "C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui"


KANGOUROU (REMI GAILLARD)
par nqtv

Posté par Cedric Haution à 16:36 - Montpellier, le Sud que j'aime - Permalien [#]

samedi 4 octobre 2008

Sarkozy hué par les jeunes apprentis !


Les apprentis huent le nom de Nicolas Sarkozy
par lemondefr

Posté par Cedric Haution à 11:43 - Actualité - Permalien [#]

jeudi 2 octobre 2008

Grève dans le football français !

greve_footLes "familles" du football (syndicats des joueurs, entraîneurs, arbitres, administratifs et médecins), réunies jeudi à Paris, ont appelé à la grève des joueurs pour les 24, 25 et 26 octobre (10e journée de L1 et 12e journée de L2), pour protester contre la réforme envisagée du conseil d'administration de la Ligue de football professionnel (LFP). Le choc OM-PSG est programmé ce week-end là.

«Il n'y a pas de raisons que les joueurs ne suivent pas le mouvement, a déclaré Philippe Piat, le vice-président de l'UNFP, le syndicat des joueurs, sur RMC. L'UNPF ne galvaude jamais la grève. Si ça fait 36 ans qu'il n'y en a pas eu (le dernier mouvement de grève remonte à 1972-73), c'est que l'heure est grave. Si les mesures pour lesquelles nous avons décidé de faire la grève sont levées, on pourra lever le mot d'ordre. Mais, pour l'instant, on ne semble pas dans cette logique.»

La mobilisation de l'UNPF (et de l'Unecatef, le syndicat des entraîneurs), s'explique par la volonté des présidents de clubs de modifier les statuts de la LFP pour obtenir la majorité des 25 voix au conseil d'administration. Une telle modification doit obtenir l'aval de la Fédération et du secrétariat d'Etat aux Sports. Un CA de la Ligue est programmé vendredi. La Ligue a également rendez-vous au ministère des Sports.

L'UNPF, qui a entrepris une "tournée" des clubs pour expliquer les enjeux de la grève, assure avoir reçu un bon accueil des joueurs. C'est le cas à Lyon où Sylvain Kastendeuch était ce jeudi. Rémi Vercoutre, le gardien de but remlpaçant de l'OL et porte parole des joueurs a ainsi assuré : «On est prêts à suivre le mouvement, assure Vercoutre. Et une grève, ça veut dire qu'on ne jouerait pas !»
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Posté par Cedric Haution à 22:07 - Parlons un peu foot ! - Permalien [#]
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