Le blog de Cédric Haution

"Celui qui déplace la montagne, c'est celui qui commence à enlever les petites pierres." Confucius

mercredi 11 juin 2008

La peur du NON irlandais ou l'Europe contre les peuples

drapeau_europeCela commence à m'exaspérer et demain ce sera le pire...

Et oui, demain les irlandais pourrait décider de "couler" l'UE paraît-il. Mais après les "non" français reconnu comme un non social, et le "non" hollandais reconnu comme plus pour des considérations nationalistes, nos bons dirigeants ne pourraient-ils pas envisager l'Europe avec les peuple ?

Sarkozy croit avoir trouver la parade en faisant ratifier le Traité de Lisbonne en France par la voie du congrès. Certes le traité est maintenant ratifié, et il n'y a presque pas eu de polémiques, à part chez les socialistes. Et chez nous (parce que je m'y inclus), il y a eu polémique parce qu'il y a eu débat !! C'est ça la démocratie !

La France a donc ratifié ce traité, qui n'est pas moins complexe ("simplifié" entendions-nous) et n'a pas beaucoup plus de visée sociale que le précédent. Mais le pire n'est peut-être pas d'avoir ratifié un tel traité au détriment d'un autre texte qui aurait pu avoir une vocation plus sociale. Non le pire c'est la forme, c'est la méthode employée. Finalement, pour beaucoup, la fin justifie les moyens. Puis un jour, quand les dirigeants européens et nationaux seront enfin prêts pour construire une Europe fédérale, une véritable entité, un pays, et bien les peuples les sanctionnerons à coup sûr d'avoir construit cette machine administrative et économique qu'avec leur consentement très indirect.

Bref, lorsque les dirigeants auront décider d'écouter le peuple d'Europe, peut-être alors un référendum européen interviendra et une Europe fédérale verra le jour... et puis "nous aurons ces grands Etats-Unis d'Europe, qui couronneront le vieux monde comme les Etats-Unis d'Amérique couronnent le nouveau" comme disait Victor Hugo. Sauf qu'il y a encore des européens qui espèrent que cette Europe ne sera pas le bras armé de l'ultra-libéralisme comme le sont les Etats-Unis d'Amérique d'aujourd'hui et encore plus l'Union Européenne qui nous faut transformer.

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mercredi 7 mai 2008

De l'impôt, des heures supp, et du fouttage de gueules de certains "opposants" à Sarkozy

imp_tsBon moi je veux bien le débat, mais les gens qui tapent sur Sarkozy et qui se permettent de dénoncer la "pression fiscale", il faut arrêter de se fouttre du monde !

Je fais référence au commentaire d'impots-utiles. Très bien, ils se veulent les garants de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 et mettre en oeuvre leur droit à avoir un oeil avisé et demander des comptes sur la dépense publique. Sauf qu'ils ne veulent en fait que faire baisser les impôts !!

Sous couvert de taper sur Sarko, on dirait un peu la sauce extrême droite (on dirait j'ai bien dit, car je ne sais pas vraiment qui ils sont) qui veut toujours moins d'Etat et toujours moins d'impôt. Moi je dis NON et je persiste et signe en renvoyant vers la pétition dont je suis signataire lancée par Alternatives Economiques : Pourquoi nous consentons à l’impôt (mise en ligne sur mon blog le 18 février 2007)

Et alors nous faire le coup de : "meme si les employés ont pour la plupart pu bénéficier des avantages liés aux heures supplémentaires", là je me marre et je les renvoie à leurs études avec une première référence journalistique du journal Les Echos qui n'est pas le journal le plus gauchiste en matière économique non plus (et il ne s'agit que du 1er bilan.., j'ai eu la flemme de chercher quelque chose de plus pertinent et d'actualité) : "Premier bilan en demi-teinte pour les heures supplémentaires détaxées".

Alors merci de taper sur Sarko, ça fait pas de mal. Encore faut-il savoir pourquoi, pourquoi faire à la place. Moi j'ai choisi mon camp : la Gauche, le progrès, la redistribution des richesses notamment par l'outil indispensable qu'est l'Impôt.

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mardi 29 avril 2008

Sarkozy, 1 an d'illusions, 1 an de régressions !


Les mensonges de Nicolas Sarkozy
envoyé par jonathan-ps

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mercredi 6 février 2008

Les salariés des supermarchés ne font pas grève pour rien !

à voir tout d'abord la video proposé par La Forge sur le rapport Attali prenant pour exemple la situation des salariés des supermarchés (je vous propose d'aller y lire la critique complète du rapport Attali par ailleurs) :


L'invité de la Forge : Philippe MOATI (CREDOC)
envoyé par la-forge


Ensuite, je vous propose de lire la tribune de Maylise Lebranchu dans Libération d'hier sur la même question :

L’enfer des salariés  des supermarchéslebranchu_150_100

Marylise Lebranchu députée socialiste du Finistère.

QUOTIDIEN : mercredi 6 février 2008

 

En France, les salariés n’ont pas l’habitude, contrairement à ce que la majorité semble croire, de faire grève sans raison. Le ras-le-bol dans la grande distribution était prévisible. La grande distribution offre des carrières d’encadrement, certes, mais la grande majorité des métiers qui font «tourner» les unités de ventes ou magasins indépendants multiplient les temps partiels imposés, reculent sur l’organisation des horaires et génèrent des salaires faibles que la participation ou l’intéressement corrigent tellement peu, même si, parfois, l’intéressement représente un treizième mois. Lorsque le salaire net est inférieur à 1 100 euros, ce n’est pas un luxe, ce n’est que nécessité !

Le temps partiel, créé pour permettre la conciliation d’une vie de famille et d’une activité rémunérée, est devenu un enfer pour les salariés de ce secteur. A ce constat, il faut mettre en parallèle les bénéfices des entreprises de la grande distribution, qui ne font que croître année après année. La répartition de ces profits entre investissement, rémunération du capital et augmentation des salaires se fait toujours au bénéfice des actionnaires. S’il existait des problèmes de concurrence immédiate, des tensions sur les résultats, on pourrait comprendre une politique temporaire et restrictive des salaires. Mais quand le temporaire devient permanent, il y a alors un problème de politique sociale et de répartition des fruits de la croissance.

C’est cela, le cœur de la revendication des salariés de la grande distribution. Et ce ne sont pas les 50 euros d’augmentation pour un échelon gravi ou les 80 euros d’heures supplémentaires, mesures applaudies par la ministre Lagarde comme un super-coup de pouce au pouvoir d’achat, qui répondront aux paiements des heures de garde des enfants consécutifs à l’augmentation du temps de travail des parents !

Il est urgent que le gouvernement prenne conscience de la réalité des revendications sociales de notre pays. Urgent que l’on revienne à une économie qui investit et partage sa richesse au profit de l’intérêt général et non pour le bien d’une infime partie de notre société. Et que dire de la promesse gouvernementale d’ouvrir les magasins le dimanche pour doper la croissance ? Quand on n’a pas de sous dans la semaine, on n’en a pas le dimanche non plus !

Récupérer le même chiffre d’affaires sur plus d’heures donc plus de salaires et plus de frais fixes, c’est diminuer les marges des entreprises. Il s’agit donc bien de récupérer les clients d’autres entités commerciales de proximité, ce qui posera alors problème aux commerçants des centres-villes.

Les petites et moyennes communes voient pourtant ouvrir de moyennes surfaces de décoration ou d’ameublement appuyées sur des PME innovantes qui tirent la production française vers le haut et qui nous font gagner des parts de marché à l’exportation en assurant leurs bases de carnet de commandes en France. L’ouverture longue oblige à des salaires bas, donc peu de pouvoir d’achat global disponible, et pousse les distributeurs à chercher des produits fabriqués dans des pays ou la main-d’œuvre est encore exploitée, pour faire baisser les coûts, et ce sera une nouvelle perte pour notre balance commerciale. Economiquement absurde, socialement injuste, cette décision déstructurera la vie sociale et familiale qui a de moins en moins de temps pour s’épanouir.

Si c’est cela le choix de civilisation du président Sarkozy, c’est une civilisation de régression. Sarkozy et l’UMP remettent en cause la durée légale du travail ? C’est la France d’avant 1919, date à laquelle la durée légale a été fixée pour la première fois. Ils remettent en cause la retraite par répartition et les remboursements de Sécurité sociale ? C’est la France d’avant 1945 et du Conseil national de la résistance. Ils veulent que les Français travaillent le dimanche ? C’est la France d’avant 1906, date à laquelle le dimanche est devenu un jour de repos hebdomadaire. Ils veulent augmenter le pouvoir d’achat en développant la participation ? C’est ce que le général de Gaulle proposait pour répondre aux grèves de 1968. Rien de nouveau, recettes archaïques…

Pourtant, nous avons devant nous un véritable débat de société. La crise de la Société générale démontre la folie financière qui s’est emparée du monde. C’est d’éthique et de justice dont il faut parler, surtout à la veille de la présidence française, car l’Union européenne ne peut laisser faire sans rien dire. Tous les acteurs sociaux doivent prendre conscience que nous allons collectivement dans le mur si rien ne bouge. Le patronat ne peut rester sourd face à cette situation ; s’il ne veut pas comprendre, le législateur a le devoir d’agir. Les salariés de la grande distribution ont attendu depuis des années, leur colère est juste, elle conjugue progrès social et réflexion sur la croissance durable.

logo_lib_

http://www.liberation.fr/rebonds/308286.FR.php
© Libération

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lundi 21 janvier 2008

La gauche la plus bête du monde ? par Razzy Hammadi

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La gauche la plus bête du monde ?
envoyé par razzyhammadi

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lundi 24 décembre 2007

Pierre Vidal, candidat socialiste sur le canton où j'ai grandi !

à visiter : http://vidalanduze.canalblog.com/

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vendredi 14 décembre 2007

Valerio Motta en pointe sur la stratégie internet !

Valério Motta, pote du MJS (ancien permanent bossant sur le bureau en face de moi...) est en train de percer la bulle internet ! En témoigne l'article de La Croix ci-dessous datant 14 décembre 2007.
Félicitations et bon courage dans ta nouvelle aventure, ce n'est que le début...
à bientôt sur un karting...

Facebook, instrument de mobilisation des militants politiquesvalerio_la_croix

Le réseau social américain virtuel utilisé par les démocrates fait des émules en France parmi les candidats aux municipales. Sans que l'on sache son impact sur les campagnes

Le fait n’est pas anodin. Barack Obama, le concurrent le plus sérieux contre Hillary Clinton dans les primaires démocrates américaines, a engagé, pour gérer sa campagne en ligne, Chris Hughes, cofondateur de Facebook.

Après avoir investi massivement les blogs (journaux de bord en ligne plus ou moins personnalisés) lors de la présidentielle de 2004, les politiques américains ont placé les réseaux sociaux au cœur de la « cyber-campagne ». C’est à qui aura le plus d’« amis » : 56 000 pour Clinton contre 171 000 pour Obama. La partie semble gagnée pour ce dernier, du moins sur le terrain virtuel… Car sa rivale mène aujourd’hui dans les sondages. Dès lors, à quoi peuvent bien servir tant d’« amis » ?

Pour Guilhem Fouetillou, spécialiste de la Net-politique chez RTGI (Réseaux, territoires et géographie de l’information) (1), « les réseaux sociaux sont des instruments de mobilisation et de recrutement des militants ». « Cela nous a pris six mois pour obtenir 139 000 adresses électroniques, raconte Joe Trippi dans le Washington Post, conseiller en communication politique. Avec un groupe sur Facebook, il a fallu à peine un mois pour en obtenir 200 000 ! »

«La politique, c’est aussi la guerre des fichiers»

Comment expliquer que ce réseau social destiné à mettre en relation des amis ou d’anciens camarades de classe arrive à de tels résultats ? Deux facteurs essentiels se dégagent, selon Valerio Motta, ancien secrétaire national du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) et conseiller en communication politique : la facilité d’utilisation qui permet une communication rapide des informations aux sympathisants, et la « perméabilité » des groupes. D’un clic, des liens se nouent avec des groupes indirectement liés à la politique. « Le travail le mieux fait sur Facebook, c’est celui qui ne se voit pas », analyse-t-il.

Cette perméabilité pourrait être exploitée lors de la campagne des municipales. L’équipe de Delanoë, vedette sur Facebook avec plus de 5 000 amis, pourrait par exemple prendre contact avec de très nombreux groupes consacrés au Vélib’, poursuit Valerio Motta. « La politique, c’est aussi la guerre des fichiers », ajoute-t-il.

Pour sa part, Thierry Solère, président de la Fédération numérique (qui a un groupe sur Facebook) et secrétaire national de l’UMP, dit s’être rapproché des groupes opposés à la grève des transports de novembre dernier. L’un d’eux a regroupé jusqu’à 20 000 personnes…

Mais Thierry Solère tempère : « Ce n’est pas l’outil idéal pour la coordination et le recrutement des cyber-militants. Nous allons donc créer une plate-forme pour le militantisme, qui sera lancée le 17 décembre, et qui renverra vers le groupe Facebook. »

L’efficacité des outils ne va-t-elle pas s’émousser ?

« Il est vrai, nuance également Valerio Motta, que ce n’est pas adapté à la communication politique d’une ville de moins de 10 000 habitants. C’est déjà plus pertinent dans les villes de 20 000 à 80 000 habitants dans lesquelles il est difficile de rencontrer physiquement tous les citoyens. »

Le réseau social a d’autres défauts. Il obtient de piètres résultats en matière de récolte de financements et d’idées. « Le réseau social est très cloisonné, observe Guilhem Fouetillou. On affiche son appartenance à un groupe comme on porterait un badge ou un pin’s politique. Ce n’est pas le lieu du débat. Il y a les blogs pour cela. »

À force de démultiplier les champs de bataille politique sur le Net, l’efficacité des outils ne va-t-elle pas s’émousser ? « Non, chaque outil a son utilité, selon Thierry Solère. Le site, pour le contenu, le blog, pour le débat, la plate-forme pour la mobilisation et le recrutement, et Facebook pour cultiver les réseaux. Il suffit de les lier les uns aux autres. » Et puis, « celui qui ne participe pas à ces réseaux perd en visibilité », conclut Valerio Motta. En somme, il faut en être, sans trop savoir où cela mène…

Stéphane DREYFUS

(1) Il participe à un blog d’analyse de la campagne américaine (www.usandus.eu).

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mardi 11 décembre 2007

Appel du Comité National pour un Référendum

 

europe_drapeauUn nouveau traité –dit traité de Lisbonne- vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et lesref_eu Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.

C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.

Sur un sujet qui a tant d’influence sur la vie de chacun et l’avenir de la France, l’organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C’est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l’adhésion des peuples et la souveraineté populaire.

Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.

C’est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum.

Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum.

Téléchargez l'appel !

antoine_congr_sSignez !!!

Voici les 1er signataires, mais vous m'y trouverez également ainsi qu'Antoine Détourné, Président du Mouvement des Jeunes Socialistes :

ABERGEL Gilbert, Ancien grand maître GODF; AGUIRRE Léonce, LCR; AMARA Jean-Claude, Droits devant!; ARIES Paul, Politologue; ATTAR Michèle, Gauche Avenir; AUTAIN Clémentine, Mensuel Regards; AUTAIN François, Sénateur MRC; AZAM Geneviève, Attac France; BACQUET Jean-Paul, Député PS; BATAILLE Christian, Député PS; BAVAY Francine, Les Verts; BEN HIBA Tarek, Alternative citoyenne; BEN SADIA Hamida, Alternative citoyenne; BERGE-LAVIGNE Maryse, Sénatrice PS; BEYNEL Eric, Syndicaliste douanier; BOISLAROUSSIE Jean-Jacques, Les Alternatifs; BORE Jean-Paul, Membre du comité des régions d'Europe, PCF; BORVO-COHEN SEAT Nicole, Sénatrice PCF; BOUMEDIENE Alima, Sénatrice Les Verts; BOURGAIN Michel, Les Verts; BOVE José; BRAY Florence, Cactus/La gauche!; BUFFET Marie-George, Secrétaire nationale du PCF; CABANES Claude, Journaliste, Gauche Avenir; CANDAR Gilles, Historien; CARASSUS Pierre, MARS - Gauche Républicaine; CASSEN Bernard, Journaliste, association Mémoire des Luttes; CHERFI Magyd, Auteur, chanteur (Zebda) ; CHEVENEMENT Jean-Pierre, Ancien ministre, président d'honneur du MRC; CHOMBEAU Christiane, Journaliste; CIRERA Daniel, PCF; COCQ François, MARS - Gauche Républicaine; COLLOMBAT Pierre-Yves, Sénateur PS; COQUEREL Eric, MARS - Gauche Républicaine; CORCUFF Philippe, Sociologue; COTTA Jacques, Journaliste et réalisateur; COUPE Annick, Union syndicale Solidaires; COURS-SALIES Pierre, Coordination des collectifs antilibéraux; DAURIAC Jean-Francis, Observatoire de la Démocratie; DEBONS Claude, Ancien animateur du Collectif du 29 mai; DEBREGEAS Georges, Sauvons la Recherche; DEFROMENT René, Syndicaliste; DELAPIERRE François, PRS; DELUCHAT André, Ancien responsable syndical national; DELY Renaud, Journaliste; DENIS Arielle, Mouvement de la Paix; DESALLANGRE Jacques, Député; DESESSARD Jean, Sénateur Les Verts; DETHYRE Richard, Sociologue; DIEHLMANN Françoise, responsable associative; DOLEZ Marc, Député PS; DOUAT Rémy, Mensuel Regards; DREYFUS-SCHMIDT Michel, Sénateur PS; ECKERT Christian, Député PS; FERREIRA Anne, Député européen PS; FILOCHE Gérard, D&S; FOURNEYRON Valérie, Député PS; FOURRE Jacques, Responsable associatif; FRANCO Hélène, Magistrate ; GADREY Jean, Economiste; GARRIDO Raquel, PRS; GARROUSTE Laurent, Inspecteur du travail; GAUTHIER Elisabeth, Transform!; GAYSSOT Jean-Claude, Ancien ministre; GENEREUX Jacques, Economiste; GONNEAU Jean-Luc, Cactus/La gauche!; GRIMALDI André, Diabétologue; GUERIN Julien, D&S; HALPHEN Eric, Magistrat, écrivain; HARRIBEY Jean-Marie, Attac France; HAMON Benoît, député européen PS; HEBERT Jean-Paul, Economiste; HUSSON Michel, Economiste; HUTIN Christian, Député MRC; JANQUIN Serge, Député PS; JOURNET Alain, Sénateur PS; KHALFA Pierre, Union syndicale Solidaires; KRIVINE Alain, LCR; LAIGNEL André, Député européen PS; LAMBERT Jérôme, Député PS; LANGLOIS Bernard, Journaliste; LE NEOUANNIC Pascale, PS; LE STRAT Claire, Politiste; LE STRAT Anne, Les Verts; LEFEBVRE Rémi, Universitaire; LEFORT Jean-Claude, Député honoraire; LEMAIRE Gilles, Ecologiste, faucheur volontaire; LIENEMANN Marie-Noëlle, Député européen PS; LORAND Isabelle, Médecin; MAMERE Noël, député Les Verts; MANDRAUD Isabelle, Journaliste; MANGENOT Marc, Economiste-sociologue; MANGEOT Philippe, Enseignant; MARQUAILLE Jeaninne, Forces Militantes; MARTELLI Roger, Fondation Copernic; MASSIAH Gus, CEDETIM-IPAM; MAUREL Emmanuel, Parti Pris; MELENCHON Jean-Luc, Sénateur PS, président de PRS; MERIEUX Roland, Les Alternatifs; MERME Henri, Les Alternatifs; MESQUIDA Kleber, Député PS; MEXANDEAU Louis, Ancien ministre, Forces Militantes; MICHEL Jean-Pierre, Sénateur PS; MICHEL Jean, Député PS; MLATI Fatiha, Cactus/La gauche!; NAÏR Sami, MRC; NATHANSON Jean-Michel, Union syndicale Solidaires; NAUDY Michel, Journaliste; NERI Alain, Député PS; PELLETIER Willy, Sociologue, Fondation Copernic; PICQUET Christian; QUILES Paul, Ancien ministre, Gauche Avenir; REVOL René, PRS; REYNAUD Marie Line, Député PS; ROBIN RODRIGO Chantal, député PRG; ROGEMONT Marcel, Député PS; ROUSSEAU Michel, Marches Européennes; ROUSSEL Roselyne, D&S; SALESSE Yves, ; SANDRIER Jean-Claude, Député PCF; SARRE Georges, Ancien ministre, MRC; SIEFFERT Denis, Journal Politis; SIRE-MARIN Evelyne, Magistrate, Fondation Copernic; SOUDAIS Michel, Journaliste; SPIZZICHINO Robert, Forces Militantes; TEPER Bernard, UFAL; TRICOT Catherine, Mensuel Regards; TROUVE Aurélie, Attac France; VACHERON Raymond, Syndicaliste; VACHETTA Roselyne, LCR; VENTURA Christophe, Mémoire des Luttes; VIDALIES Alain, Député PS; ZARKA Pierre, OMOS

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samedi 17 novembre 2007

Halte au massacre des chats noirs !

Reuters.

Ce samedi est en Italie la "Journée des chats noirs", à l'initiative d'une organisation de défense des animauxchats_noirs qui milite pour que l'on cesse de tuer des milliers de chats de cette couleur sous prétexte qu'ils portent malchance.

Les chats noirs sont mal vus dans de nombreux pays, mais ils ont encore plus mauvaise réputation en Italie, où un édit papal remontant au Moyen Age en avait fait les instruments du démon. On jetait jadis des chats noirs dans les bûchers, où ils chats_noirs2grillaient aux côtés des sorcières.

 

L'Association italienne pour la défense des animaux et de l'environnement (AIDAA) estime que 60.000 chats noirs ont été tués l'an dernier pour éloigner la malchance, mais aussi lors de rites sataniques ou pour le bien de laboratoires cosmétiques qui apprécient tout particulièrement le pelage noir.

 

"Nous voulons faire cesser ce massacre, éduquer les gens et rétablir la dignité des chats noirs", a expliqué le président de l'AIDAA, Lorenzo Croce.

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jeudi 15 novembre 2007

Le mythe d’un pays gréviste par François Doutriaux

EXCELLENT ARTICLE, A LIRE D'URGENCE !

Beaucoup de statistiques, d'un constat que nous connaissons et que nous cherchons par ailleurs à renverser. Mais au moins cet article a le mérite de reposer sainement le débat, tout en gardant un véritable esprit critique meme si bien sur je ne me retrouve pas dans tout ce qui est écrit. Mais cela fait réfléchir un peu plus ( je pense notamment à nico qui aime bien réfléchir sur cette question), et cela donne aussi des éléments de fond et statistiques pour débattre ou écrire. Bonne lecture...

François Doutriaux, enseignant en droit privé et consultant juridique indépendant, spécialisé en droit du travail et en droit pénal.

QUOTIDIEN : mercredi 14 novembre 2007, REBONDS

La France serait une nation «grévicultrice» : le pays du «droit de paralyser» (le Figaro, 17 février 2004), qui préfère la «guerre sociale aux compromis» (le Monde, 26 mai 2003) et souffre d’une «forme d’infirmité que ne partagent pas nos voisins européens» (Christine Ockrent, les Grands Patrons, 1998) car «nul autre pays occidental ne se comporte ainsi» (l’Express, 5 juin 2003). Un bref rappel de la réalité historique et statistique de ce phénomène n’est donc pas sans intérêt.

Premier élément du mythe, la France serait un pays de grévistes. Le nombre de journées individuelles non travaillées pour fait de grève était de 4 millions en 1976, 3,5 millions en 1984, 2,1 millions en 1988, 900 000 en 2000, 1,2 million en 2005. En dehors de pics spécifiques (1982, 1995, 2001), l’ampleur et la fréquence des mouvements sociaux ne cessent de diminuer alors même que la population active ne cesse d’augmenter. La fonction publique se substitue par ailleurs progressivement aux salariés privés dans le cadre des conflits sociaux. En 1982, 2,3 millions de journées grevées étaient comptabilisées dans le secteur privé, pour 200 000 seulement dans le secteur public. En 2005, 224 000 dans le privé pour 1 million dans le public. La part du public dans les mouvements sociaux est passée de 3 % dans les années 70 à 30 % à la fin des années 80 puis à 60 % à compter du milieu des années 90.

En effet, les principales causes de cet effondrement statistique concernent les salariés du secteur privé. Ainsi de la précarisation des emplois, du chômage, de la désindustrialisation, de la désyndicalisation ou du démantèlement progressif du droit du travail. Un salarié en CDD ou en CNE va-t-il faire grève ? Les restrictions budgétaires successives et l’effritement graduel des avantages spécifiques de la fonction publique, combinés au nombre relativement important des fonctionnaires, expliquent également ce glissement. Enfin, le statut particulier des agents de l’Etat facilite l’exercice du droit de grève, de plus en plus théorique pour de nombreux salariés privés. Dans le secteur privé, les 224 000 journées de grève en 2005 représentent, à l’aune d’une population active de 16 millions de salariés, 0,01 journée par salarié et par an. Sur une carrière professionnelle de quarante années, un salarié français fera donc grève moins d’une demi-journée, un fonctionnaire moins de quatre jours. Des chiffres à comparer avec les trente-trois millions de journées non travaillées pour cause de maladie en 2005. La grève apparaît cent quarante-sept fois moins pénalisante pour notre économie que les arrêts maladies. La réalité est donc fort éloignée des phénomènes massifs souvent évoqués.

Second élément du mythe, la France recourrait davantage à la grève que ses voisins. Sur la période 1970-1990, la France est onzième sur les dix-huit pays les plus industrialisés en termes de journées non travaillées pour fait de grève. Avec 0,15 journée grevée par salarié et par an, elle est 7,6 fois moins conflictuelle que l’Italie (première), 3,2 fois moins que le Royaume-Uni (septième), 1,6 fois moins que les Etats-Unis (huitième). Sur la période récente (1990-2005), la France demeure onzième sur dix-huit, avec une conflictualité qui s’est effondrée (0,03 journée de grève par salarié et par an) et demeure toujours inférieure à la moyenne (0,04 journée grevée). Les modèles nordiques – réputés en France pour la qualité du dialogue social qui y régnerait – se situent en tête du classement : le Danemark est premier, la Norvège quatrième et la Finlande septième. Ainsi la «flexsécurité», tant vantée par les dirigeants français, semble caractérisée par un niveau de conflictualité nettement plus important. Un paradoxe qui ne semble pas intéresser les défenseurs de son introduction progressive dans notre pays. La France, en dessous de la moyenne des pays industrialisés, n’est certainement pas le berceau de la «gréviculture» décriée par nos médias et nombre de nos politiques.

Troisième élément du mythe, les grèves françaises se caractériseraient par des journées nationales destinées à paralyser l’activité économique. Sur la période 1970-1990, les conflits localisés représentaient 51,2 % des journées non travaillées pour fait de grève, loin devant les 34,9 % de conflits généralisés (propres à une profession) et les 13,9 % de journées nationales d’action. Sur la période plus récente (1990-2005), les conflits localisés représentent 85 % des grèves, pour 14 % de conflits généralisés et seulement 1 % de journées nationales ! La France est treizième sur dix-huit en termes de mobilisation des grévistes. Que pouvons-nous en conclure ? Pays le plus faiblement syndicalisé de l’Union européenne, marqué par un taux de chômage élevé et une hostilité croissante des médias à l’égard des mouvements sociaux, la France n’est pas un pays de grévistes.

Pourquoi, dans ce cas, Nicolas Sarkozy promettait-il avant son élection qu’«au bout de huit jours d’un conflit social, il y aura obligation d’organiser un vote à bulletin secret pour que la dictature d’une minorité violente ne puisse imposer sa loi sur une majorité qui veut travailler» ?Outre le caractère insultant de cette promesse à l’égard des grévistes «violents» et «dictatoriaux» et la manifeste méconnaissance dont atteste notre président en ce qui concerne le droit de la grève, quel est l’intérêt d’une telle mesure dans un pays où 98 % des conflits sociaux durent moins de deux jours ? Le droit de grève est une liberté constitutionnelle et individuelle pour chaque salarié, ce qui est incompatible avec une quelconque validation majoritaire. De plus, son exercice se heurte à la liberté du travail : aucun gréviste ne peut entraver le droit d’un salarié non gréviste de travailler sans engager sa responsabilité civile et pénale. C’est là le paradoxe fondamental de cette proposition : dans le cas d’une validation par une majorité de salariés, la «dictature» de cette majorité imposerait sa loi sur la minorité qui souhaite travailler. Et ne le pourrait plus ! Nicolas Sarkozy inaugurerait donc la première législation sociale encadrant le droit de grève dans le secteur privé, mais contrevenant simultanément à la liberté de faire grève et à celle de travailler.

La loi du 21 août 2007, relative à la grève dans les transports, ne concerne que le secteur public et se contente pour l’essentiel de reprendre le dispositif de dialogue social préexistant en l’aménageant de gadgets (l’obligation d’un préavis au préavis, dont l’utilité laisse dubitatif). Elle ne prévoit aucune réquisition, n’empêche nullement l’ensemble des salariés d’une entreprise publique de faire grève. Elle ne garantit donc en rien un quelconque service minimum. Un texte pour l’essentiel vide de tout contenu autre que purement proclamatoire, très éloigné des promesses de campagne de notre président. Telle est peut-être l’explication finale de la position actuelle de nos dirigeants quant au droit de grève : des proclamations destinées à satisfaire tant l’hostilité (réelle) des médias que celle (supposée) de la population. Ainsi alimente-t-on, sans doute à dessein, les préjugés de ses concitoyens…

Posté par Cedric Haution à 10:50 - Actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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