vendredi 1 mai 2009
Fermeture provisoire...
Comme vous le constatez, je manque cruellement de temps pour ce blog.
Du moins, je suis moins motivé qu'auparavant.
C'est pourquoi j'ai décidé de le stopper pendant un temps (sûrement quelques mois, voire années...).
Cependant, si les commentaires ne seront plus possibles (pour éviter les m.....), les archives de mon blog sont toujours consultables.
à bientôt sur la toile.
Cédric.
vendredi 17 octobre 2008
Michel PLATINI : "Le football est pris en otage du monde politique"
Encore une fois, je suis en parfait accord avec "platoch". Homme de football, mais aussi homme de gauche je pense au vu de ses diverses prises de position au fil des ans, il s'implique dans le débat ridicule sur La Marseillaise et l'annulation des matchs proposés par Sarkochef. A lire dans Le Monde.
Michel Platini, président de l'Union européenne de football (UEFA) et ancien capitaine de l'équipe de France, estime dans un entretien au Monde que les sifflets qui ont accompagné La Marseillaise avant le match France-Tunisie ne sont "pas une insulte à la France".
Que pensez-vous du tollé politique qui a suivi les sifflets de La Marseillaise, mardi 14 octobre, au Stade de France ? 
Il y a trente ans, quand je jouais avec l'équipe de France, La Marseillaise était sifflée sur tous les terrains. Mais à l'époque, les politiques ne s'intéressaient pas au football et ça ne choquait personne. Aujourd'hui, c'est devenu une obligation pour un homme politique, en fonction de son étiquette, de se positionner. Une fois encore, le football est pris en otage par le monde politique car cette histoire de sifflets est devenue une affaire politique qui n'a rien à voir avec le sport.
Je ne vois pas dans les sifflets qu'on a entendus au Stade de France un manque de respect ou une insulte à la France mais simplement des manifestations contre un adversaire d'un soir, en l'occurrence l'équipe de France, que l'on veut battre. Dans d'autres occasions, je suis certain que les mêmes jeunes qui ont sifflé La Marseillaise, mardi soir, chantent l'hymne national quand l'équipe de France dispute un match de l'Euro ou de la Coupe du monde.
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a annoncé que les matches seraient arrêtés en cas de sifflets pendant les hymnes nationaux. Cette initiative vous semble-t-elle judicieuse ?
La France perdra 3-0 sur tapis vert! Cela veut dire que si l'équipe de France joue en Azerbaïdjan et que La Marseillaise est sifflée, le président fait arrêter le match? Lors du Mondial 1982, en Espagne, le Cheikh Fahd [président de la fédération du Koweït] était rentré sur le terrain pour faire annuler un but : l'arbitre qui avait accédé à sa demande a été suspendu à vie. Il y a des règles qui régissent le football et elles sont édictées par la FIFA [Fédération internationale de football] et l'UEFA. Le règlement prévoit qu'un match peut être arrêté, et j'y suis favorable, en cas d'acte de racisme par exemple. Mais ce n'est pas à une autorité politique de décider : la responsabilité incombe à l'arbitre et au délégué du match.
Ce n'est pas ce que semble entendre le gouvernement français…
Si on commence à arrêter un match parce qu'il y a des sifflets, dans ce cas-là on arrête aussi dès qu'un joueur se fait siffler ou quand le gardien se fait conspuer après un dégagement. C'est absurde. Et pourquoi pas aussi un policier derrière chaque spectateur. Il faudrait plutôt éduquer les supporters car dans certains pays, les hymnes ne sont jamais sifflés. A l'Euro, on avait fait de la pédagogie avant les matches et les hymnes n'ont pas été sifflés.
Ne pensez-vous pas, comme certains députés, qu'il serait plus simple de ne plus jouer les hymnes nationaux avant les matches pour éviter ce type de débordement ?
Je ne crois pas. Si on suit ce raisonnement, il faudrait aussi jouer sans arbitre pour éviter qu'ils se fassent siffler. L'hymne national, c'est l'histoire d'un pays. Lorsqu'on joue en équipe nationale, on joue pour son pays. Moi, quand l'hymne était sifflé, cela me donnait plus de caractère, plus d'orgueil vis-à-vis de mon pays. Ça n'a jamais vexé ni fait peur aux joueurs d'entendre leur hymne sifflé. Au contraire, ça nous galvanisait, c'était une motivation supplémentaire.
Mais quand vous jouiez, il y a 30 ans, l'hymne n'était pas sifflé par des spectateurs français ?
Il y a 10 ans, quand la France a gagné la Coupe du monde et que tout le monde chantait La Marseillaise et brandissait le drapeau bleu-blanc-rouge dans les rues, on célébrait la France "Black-Blanc-Beur". Aujourd'hui, on explique le contraire. A mon époque, déjà, il y avait des immigrés italiens et polonais. La différence, c'est que maintenant, il y a une récupération politique.
La Fédération française de football (FFF) a décidé d'apprendre aux joueurs les paroles de La Marseillaise depuis qu'une enquête d'opinion a mis en avant que les supporters de l'équipe de France reprochaient aux Bleus de ne pas chanter leur hymne national. Quand vous étiez joueur, le chantiez-vous avant les rencontres ?
Non, je n'ai jamais chanté La Marseillaise. Même La Marseillaise. Ce
Propos recueillis par Stéphane Mandard
mardi 7 octobre 2008
Crise : la fin du court-termisme?
Extrait de Marianne, ![]()
Par Bernard Stiegler, philosophe, qui voit dans la crise financière actuelle la sanction du «court-termisme» induit par le consumérisme.
Personnellemment je trouve cela extrêment intéressant, voici l'extrait que je vous propose, et vous pouvez télécharger le pdf que j'ai fait pour lire les trois petites pages...
"C'est aussi la crise d'un mode de vie qui a fini par produire un désinvestissement général. Le court-termisme systémique induit par la financiarisation du capitalisme conditionne aussi bien les modes de vie des consommateurs, dont les comportements sont de plus en plus pulsionnels, que les discours des hommes et des femmes politiques qui ne pensent plus qu'au très court-terme de leur élection, ou la mise à mal de la recherche fondamentale étouffée par les critères de la rentabilité immédiate – etc. Du spéculateur au consommateur, la société contemporaine est dominée par la pulsion qui veut sa satisfaction immédiate, étant court-termiste par nature. À ce désinvestissement, il faut opposer ce que l'association Ars Industrialis que je préside a appelé avec Jean-Luc Gréau et Arnaud de Lépine l'investissement durable (conférence téléchargeable sur arsindustrialis.org/…). L'investissement produit l'avenir dont la spéculation ferme au contraire les possibilités. Le spéculateur agit contre les intérêts du monde dans lequel il vit, et c'est pourquoi la financiarisation n'est pas durable : elle détruit le monde. Mais tous ceux qui l'ont soutenue – activement ou passivement – participent d'un même désinvestissement dans leur propre activité. Le populisme politique, par exemple, est aussi pulsionnel que la spéculation : c'est la forme politique de la spéculation. Lepopulisme industriel mis en œuvre par la télévision est du même ordre : c'est la forme consumériste de la spéculation.
La financiarisation liquide le capitalisme de la bourgeoisie qu'elle remplace par un capitalisme mafieux. Mais cela n'est pas induit uniquement par la financiarisation : contrairement à ce qu'a l'air de croire le président de la République, c'est le capitalisme d'actionnariat, où les actionnaires peuvent soumettre les dirigeants à leurs exigences les plus folles, qui conduit à une économie globalement ruineuse pour le monde, généralisant les comportements irresponsables au nom d'une prétendue rentabilité qui produit de plus en plus de de toxicités en tous genres – du CO2 aux actifs bancaires dits toxiques, en passant par mille formes d'addictions. La bourgeoisie investissait et prenait encore soin du monde. Le capitaliste mafieux est
structurellement je-m'en-foutiste. Depuis la « révolution conservatrice », ce je-m'en-foutisme est devenu le principe même de la guerre économique. Ce capitalisme-là ne prend aucun engagement dans la durée. Il conduit à une sorte de piraterie : prendre le contrôle d'une activité ou d'une région, en tirer tous les bénéfices possibles le plus vite possible, et se retirer lorsque elle est ruinée. La financiarisation est la mondialisation ainsi entendue. Le spéculateur américain se moque pas mal de l'effondrement de General Motors : il mène ses affaires louches au niveau planétaire."
à suivre... (dès que box.net arrête de bugger...)
NB : avec une petite mise à jour grâce au monde.fr pour voir comment la CAC 40 se casse un peu plus la figure ce mercredi 8 octobre...
samedi 4 octobre 2008
Sarkozy hué par les jeunes apprentis !
Les apprentis huent le nom de Nicolas Sarkozy
par lemondefr
mardi 30 septembre 2008
suivez le congrès du PS sur le blog http://congresdereims.parti-socialiste.fr/
Le 23 septembre, six motions ont été déposées à l’occasion d’un conseil national de synthèse à la Mutualité à Paris, en vue du Congrès de Reims. Six textes sur lesquels les militants seront invités à voter le 6 novembre. Télécharger les textes (avec les signataires) en pdf :
Motion A - Bertrand Delanoë
Motion B - Pôle écologique
Motion C - Benoît Hamon
Motion D - Martine Aubry
Motion E - Gérard Collomb
Motion F - Franck Pupunat
samedi 13 septembre 2008
Scandale ! Sevices publics sur C+
Nouvelle petite émission sur Canal plus, Sévices publics a pour ambition de surfer sur le mécontentement à l'égard de Sarkozy, mais me donne plutôt le sentiment de taper sur les agents !
Un seul commentaire : c'est nul !
En espérant qu'ils évoluent, parce que pour l'instant je trouve cette émission détestable.
mercredi 11 juin 2008
La peur du NON irlandais ou l'Europe contre les peuples
Cela commence à m'exaspérer et demain ce sera le pire...
Et oui, demain les irlandais pourrait décider de "couler" l'UE paraît-il. Mais après les "non" français reconnu comme un non social, et le "non" hollandais reconnu comme plus pour des considérations nationalistes, nos bons dirigeants ne pourraient-ils pas envisager l'Europe avec les peuple ?
Sarkozy croit avoir trouver la parade en faisant ratifier le Traité de Lisbonne en France par la voie du congrès. Certes le traité est maintenant ratifié, et il n'y a presque pas eu de polémiques, à part chez les socialistes. Et chez nous (parce que je m'y inclus), il y a eu polémique parce qu'il y a eu débat !! C'est ça la démocratie !
La France a donc ratifié ce traité, qui n'est pas moins complexe ("simplifié" entendions-nous) et n'a pas beaucoup plus de visée sociale que le précédent. Mais le pire n'est peut-être pas d'avoir ratifié un tel traité au détriment d'un autre texte qui aurait pu avoir une vocation plus sociale. Non le pire c'est la forme, c'est la méthode employée. Finalement, pour beaucoup, la fin justifie les moyens. Puis un jour, quand les dirigeants européens et nationaux seront enfin prêts pour construire une Europe fédérale, une véritable entité, un pays, et bien les peuples les sanctionnerons à coup sûr d'avoir construit cette machine administrative et économique qu'avec leur consentement très indirect.
Bref, lorsque les dirigeants auront décider d'écouter le peuple d'Europe, peut-être alors un référendum européen interviendra et une Europe fédérale verra le jour... et puis "nous aurons ces grands Etats-Unis d'Europe, qui couronneront le vieux monde comme les Etats-Unis d'Amérique couronnent le nouveau" comme disait Victor Hugo. Sauf qu'il y a encore des européens qui espèrent que cette Europe ne sera pas le bras armé de l'ultra-libéralisme comme le sont les Etats-Unis d'Amérique d'aujourd'hui et encore plus l'Union Européenne qui nous faut transformer.
mercredi 7 mai 2008
De l'impôt, des heures supp, et du fouttage de gueules de certains "opposants" à Sarkozy
Bon moi je veux bien le débat, mais les gens qui tapent sur Sarkozy et qui se permettent de dénoncer la "pression fiscale", il faut arrêter de se fouttre du monde !
Je fais référence au commentaire d'impots-utiles. Très bien, ils se veulent les garants de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 et mettre en oeuvre leur droit à avoir un oeil avisé et demander des comptes sur la dépense publique. Sauf qu'ils ne veulent en fait que faire baisser les impôts !!
Sous couvert de taper sur Sarko, on dirait un peu la sauce extrême droite (on dirait j'ai bien dit, car je ne sais pas vraiment qui ils sont) qui veut toujours moins d'Etat et toujours moins d'impôt. Moi je dis NON et je persiste et signe en renvoyant vers la pétition dont je suis signataire lancée par Alternatives Economiques : Pourquoi nous consentons à l’impôt (mise en ligne sur mon blog le 18 février 2007)
Et alors nous faire le coup de : "meme si les employés ont pour la plupart pu bénéficier des avantages liés aux heures supplémentaires", là je me marre et je les renvoie à leurs études avec une première référence journalistique du journal Les Echos qui n'est pas le journal le plus gauchiste en matière économique non plus (et il ne s'agit que du 1er bilan.., j'ai eu la flemme de chercher quelque chose de plus pertinent et d'actualité) : "Premier bilan en demi-teinte pour les heures supplémentaires détaxées".
Alors merci de taper sur Sarko, ça fait pas de mal. Encore faut-il savoir pourquoi, pourquoi faire à la place. Moi j'ai choisi mon camp : la Gauche, le progrès, la redistribution des richesses notamment par l'outil indispensable qu'est l'Impôt.
mardi 29 avril 2008
Sarkozy, 1 an d'illusions, 1 an de régressions !
Les mensonges de Nicolas Sarkozy
envoyé par jonathan-ps
mercredi 6 février 2008
Les salariés des supermarchés ne font pas grève pour rien !
à voir tout d'abord la video proposé par La Forge sur le rapport Attali prenant pour exemple la situation des salariés des supermarchés (je vous propose d'aller y lire la critique complète du rapport Attali par ailleurs) :
L'invité de la Forge : Philippe MOATI (CREDOC)
envoyé par la-forge
Ensuite, je vous propose de lire la tribune de Maylise Lebranchu dans Libération d'hier sur la même question :
L’enfer des salariés des supermarchés
Marylise Lebranchu députée socialiste du Finistère.
QUOTIDIEN : mercredi 6 février 2008
En France, les salariés n’ont pas l’habitude, contrairement à ce que la majorité semble croire, de faire grève sans raison. Le ras-le-bol dans la grande distribution était prévisible. La grande distribution offre des carrières d’encadrement, certes, mais la grande majorité des métiers qui font «tourner» les unités de ventes ou magasins indépendants multiplient les temps partiels imposés, reculent sur l’organisation des horaires et génèrent des salaires faibles que la participation ou l’intéressement corrigent tellement peu, même si, parfois, l’intéressement représente un treizième mois. Lorsque le salaire net est inférieur à 1 100 euros, ce n’est pas un luxe, ce n’est que nécessité !
Le temps partiel, créé pour permettre la conciliation d’une vie de famille et d’une activité rémunérée, est devenu un enfer pour les salariés de ce secteur. A ce constat, il faut mettre en parallèle les bénéfices des entreprises de la grande distribution, qui ne font que croître année après année. La répartition de ces profits entre investissement, rémunération du capital et augmentation des salaires se fait toujours au bénéfice des actionnaires. S’il existait des problèmes de concurrence immédiate, des tensions sur les résultats, on pourrait comprendre une politique temporaire et restrictive des salaires. Mais quand le temporaire devient permanent, il y a alors un problème de politique sociale et de répartition des fruits de la croissance.
C’est cela, le cœur de la revendication des salariés de la grande distribution. Et ce ne sont pas les 50 euros d’augmentation pour un échelon gravi ou les 80 euros d’heures supplémentaires, mesures applaudies par la ministre Lagarde comme un super-coup de pouce au pouvoir d’achat, qui répondront aux paiements des heures de garde des enfants consécutifs à l’augmentation du temps de travail des parents !
Il est urgent que le gouvernement prenne conscience de la réalité des revendications sociales de notre pays. Urgent que l’on revienne à une économie qui investit et partage sa richesse au profit de l’intérêt général et non pour le bien d’une infime partie de notre société. Et que dire de la promesse gouvernementale d’ouvrir les magasins le dimanche pour doper la croissance ? Quand on n’a pas de sous dans la semaine, on n’en a pas le dimanche non plus !
Récupérer le même chiffre d’affaires sur plus d’heures donc plus de salaires et plus de frais fixes, c’est diminuer les marges des entreprises. Il s’agit donc bien de récupérer les clients d’autres entités commerciales de proximité, ce qui posera alors problème aux commerçants des centres-villes.
Les petites et moyennes communes voient pourtant ouvrir de moyennes surfaces de décoration ou d’ameublement appuyées sur des PME innovantes qui tirent la production française vers le haut et qui nous font gagner des parts de marché à l’exportation en assurant leurs bases de carnet de commandes en France. L’ouverture longue oblige à des salaires bas, donc peu de pouvoir d’achat global disponible, et pousse les distributeurs à chercher des produits fabriqués dans des pays ou la main-d’œuvre est encore exploitée, pour faire baisser les coûts, et ce sera une nouvelle perte pour notre balance commerciale. Economiquement absurde, socialement injuste, cette décision déstructurera la vie sociale et familiale qui a de moins en moins de temps pour s’épanouir.
Si c’est cela le choix de civilisation du président Sarkozy, c’est une civilisation de régression. Sarkozy et l’UMP remettent en cause la durée légale du travail ? C’est la France d’avant 1919, date à laquelle la durée légale a été fixée pour la première fois. Ils remettent en cause la retraite par répartition et les remboursements de Sécurité sociale ? C’est la France d’avant 1945 et du Conseil national de la résistance. Ils veulent que les Français travaillent le dimanche ? C’est la France d’avant 1906, date à laquelle le dimanche est devenu un jour de repos hebdomadaire. Ils veulent augmenter le pouvoir d’achat en développant la participation ? C’est ce que le général de Gaulle proposait pour répondre aux grèves de 1968. Rien de nouveau, recettes archaïques…
Pourtant, nous avons devant nous un véritable débat de société. La crise de la Société générale démontre la folie financière qui s’est emparée du monde. C’est d’éthique et de justice dont il faut parler, surtout à la veille de la présidence française, car l’Union européenne ne peut laisser faire sans rien dire. Tous les acteurs sociaux doivent prendre conscience que nous allons collectivement dans le mur si rien ne bouge. Le patronat ne peut rester sourd face à cette situation ; s’il ne veut pas comprendre, le législateur a le devoir d’agir. Les salariés de la grande distribution ont attendu depuis des années, leur colère est juste, elle conjugue progrès social et réflexion sur la croissance durable.
http://www.liberation.fr/rebonds/308286.FR.php
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