mardi 22 janvier 2008
Paul Meyer ou la confiance faite à la jeunesse !
Jusqu’à la désignation officielle de Roland Ries
comme tête de liste du PS aux municipa
les, les jeunes socialistes (MJS)
ne disaient pas grand-chose, voire se montraient experts dans l’art
consommé de la fameuse "langue de bois".
Aujourd’hui, tout a changé. "C’est parti !", s’enflamme Paul Meyer, 24 ans, chargé par le MJS d’animer la campagne des jeunes, et mandaté par Roland Ries pour s’occuper des questions de jeunesse. Paul Meyer est "politique" de la tête aux pieds, dans le verbe, dans l’attitude. Chez les Jeunes populaires de l’UMP (JUMP), qui l’affrontent, il a cette réputation.
Il faut dire que le jeune homme, après avoir participé à la campagne des régionales, en 2004, a été appelé à Paris. Pendant un an et demi, il a travaillé auprès de Razzye Hamadi, le numéro un national du MJS, dont il est devenu le bras droit. Bien que non "royaliste", bien que s’étant d’emblée opposée à la candidature de Ségolène Royal, il a fini par devenir le responsable de la campagne jeunes de la candidate
De retour à Strasbourg, le militant originaire de la Montagne-Verte, au profil atypique parce qu’issu d’un lycée professionnel, rêve d’en découdre. Il est pugnace, dénonce un "tandem" en campagne depuis trois mois, et mélangeant fonctions de maire et maire délégué, et postures de candidats. Il fustige la "précipitation" dans la réalisation des projets, qui sont menés "à la hâte", "bâclés". "Le tandem a fait plus de tapage pour six kilomètres de tram que pour un réseau entier !"
Pendant la campagne, Paul Meyer s’exprimera sur les "sujets criants" et les lacunes, qui selon lui apparaissent : les "très graves difficultés" du logement, notamment étudiant, les "graves insuffisances" dans les transports, les "aménagements insuffisants au Neuhof", le "mode de gestion autoritaire"...
Très vite, dès la semaine du 22 octobre, il veut lancer un cycle de réunions, un site internet et des rencontres "quartier par quartier, immeuble par immeuble". Puis il déposera sa candidature pour être sur la liste de Roland Ries. ![]()
(paru dans les DNA le 17 octobre 2007)
dimanche 13 janvier 2008
Le MJS solidaire des sans-papiers ! (suite)
MJS contre les expulsions
envoyé par tours2008
samedi 12 janvier 2008
Le MJS solidaire des sans-papiers !
Les Sarkozy en plastique du MJS matraquent de faux sans-papiers
"Parce que le PS est trop timide sur la question des sans-papiers,
nous montrons que nous on est là." Antoine Détourné est à la tête du
MJS (Mouvement des jeunes socialistes) et de l'opération coup de poing
menée samedi devant la préfecture de police de Paris. Mais son objectif
est avant tout de dénoncer la politique de l'immigration du
gouvernement:
"On pense que ce qui se passe dans notre pays, avec les
25 000 expulsions en 2007 annoncées par Sarkozy, est très grave. Ce
sont des vies qui sont brisées, des vies de gens qui ont grandi en
France, pour une politique du chiffre qui en plus n'améliore absolument
pas les conditions de vie des citoyens."
D'où cette opération entamée par un court défilé sur l'île de la Cité.
Au pas de course, pour préserver l'effet de surprise. Les masques en
plastique à l'effigie du Président sont de sortie. Les pancartes à
slogan aussi. Les premiers entourant les seconds pour une mise en scène
de ce qu'ils appellent "la traque des sans-papiers". (Voir la vidéo.)
Le MJS contre Sarkozy
envoyé par rue89
Les tests ADN réalisés dans le cadre du regroupement familial des immigrés, le fichier Eloi
qui permet d'établir des statistiques sur les étrangers faisant l'objet
d'une mesure d'éloignement... Les mesures de Brice Hortefeux, ministre
de l'Immigration et de l'Identité nationale, sont dans leur viseur,
même si la véritable cible reste Nicolas Sarkozy, considéré comme
l'instigateur en chef de cette politique sécuritaire.
Politique que les jeunes socialistes ont pu vérifier d'eux-mêmes. A
peine un quart d'heure après leur arrivée
devant la préfecture de
police, les gendarmes mobiles se mêlent à la manifestation. Non sans
provoquer un certain sarcasme sur l'importance des moyens déployés:
"Les bleus sont aussi nombreux que les rouges et blancs!" La
distributions de tracts aux passants se poursuit toutefois.
La voix ne faiblit pas non plus, mais le périmètre d'action se rétrécit. Le face-à-face avec les forces de l'ordre continue en chanson. Avant que les militants ne reprennent le chemin du métro, direction Solférino, le siège du PS, pour la fin du conseil national du MJS qui s'y déroule le même jour. Un membre des Renseignements généraux tient à les accompagner dans les sous-sols parisiens. Ce qui ne manquent pas de les amuser: "Ca tombe bien, on avait prévu de parler sécurité."
voir sur rue89.com
mardi 20 novembre 2007
Au revoir Razzy Hammadi, merci et à très bientôt...
Je voudrais faire un post en hommage à Monsieur Razzy Hammadi (d'ici peu j'en ferai également un à propos d'Antoine Détourné, nouveau Président du Mouvement des Jeunes Socialistes).
Hommage car je crois que ce type avec tout ce qu'il a dû encaisser et qu'il doit encore subir le mérite mais surtout parce que je veux dire vraiment ce que j'en pense.
J'ai adhéré au Parti Socialiste en 2001, je ne connaissais pas le MJS, je ne le voyais pas et je n'imaginais même pas qu'il puisse être autonome de la "machine". Si je me sens du MJS depuis 2001 et mon adhésion au PS, je n'ai vraiment adhéré que lorsque j'ai compris le fonctionnement et découvert qu'il y avait une adhésion distincte du PS en 2005 et suis devenu animateur fédéral de l'Hérault en janvier 2006 après le congrès de Paris. Je n'ai connu que le
MJS présidé par Razzy.
J'ai commencé, comme beaucoup, mon mandat avec la mobilisation contre le CPE. J'ai eu la chance d'être accompagné par des gens formidable comme Nicolas qui est aujourd'hui mon colloc avec mehdi à Vitry. En "sortant" de l'Unef, c'était presque un regret puisque l'essentiel se passait bien évidemment dans les universités. Mais Razzy m'a montré qu'il pouvait en être autrement et que le MJS bien loin d'être une simple force militante (et pour la "claque") de la famille socialiste, on pouvait vraiment être en lien et au coeur d'un mouvement social. Parce que c'est là, en nous...
Mais dans la "relation" que j'ai eu avec Razzy quand j'étais AF, c'était un peu comme tout le monde, pas souvent, j'avais plutôt mon suivi : Damien. Et les quelques fois où je l'ai appelé directement ou qu'il m'a appelé c'était bien souvent pour employer un ton acerbe avec lui, très critique parce que je n'ai jamais su garder les choses et qu'il me paraît indispensable qu'entre responsables on se disent les choses.
Quelle drôle de surprise lorsqu'il me propose de "monter" à Paris, au BN, mais comme permanent. Je me disais : "il est fou ce type, je lui hurle dessus et me demande de bosser
encore plus près de lui !". J'ai mis du temps à prendre ma décision, ce n'est pas rien de laisser son Amour, ses amis, ses camarades, son
MJS 34, sa fac etc. Mais je suis venu en décembre et le pire c'est qu'il m'a proposé une colloc avec lui ! Et que j'ai accepté. Il est dingue ce type et c'est pour cela que je l'adore. Les PES 6 à la maison, les coups de bourre de la campagne (je voulais la faire chez moi, à Montpellier, mais vraiment merci de m'avoir fait vivre cela...), la difficulté des rythmes, ton caractère, le mien..., enfin vraiment merci.
Et j'ai découvert un peu plus Razzy Hammadi. Le grand responsable qu'il est déjà, mais l'homme aussi, dans le personnel et l'intime de la collocation qu'on avait. Jamais on s'est enguelé à la maison, et pour moi c'est quand même une prouesse.
Enfin bref, merci M. Hammadi, et à très bientôt pour d'autres aventures..
PS : je vous invite à consulter son site de campagne, et bon envol... : http://www.razzyhammadi.fr/
vendredi 16 novembre 2007
Antoine Détourné, Président du MJS, sur BFM Tv
dimanche 11 novembre 2007
Bienvenue à Béziers, le MJS 34 et Nicolas Anoto en campagne
jeudi 1 novembre 2007
VIIIe Congrès du Mouvement des Jeunes Socialistes
A la suite de notre Conseil National du 6 et 7 octobre 2007, le texte
d’orientation intégrant les amendements (signalés en gras dans le
texte) des fédérations est soumis au vote des adhérents.
Chaque fédération organisera entre le 19 et le 29
octobre un ou plusieurs votes sur cette motion (comprenant le texte
d’orientation, les dix
grandes résolutions et le Plan d’Action
National) et sur une liste de délégués représentant la fédération lors
du Congrès National les 2, 3 et 4 novembre à Bordeaux-St Médard en
Jalles.
En plus de la motion et de son bulletin de vote, ce cahier "Texte d’Orientation" contient le bilan d’activité national ainsi que les propositions de réformes statutaires qui seront votées au congrès.
Dans le second cahier, vous trouverez les "résolutions thématiques" proposées au débat dans les fédérations et votées au Congrès.
Bonne lecture, bon débats et bons votes !
pour les cahiers, cliquez dessus... 
jeudi 5 juillet 2007
Antoine Détourné sur BFM TV
Antoine BFM 19H
envoyé par mjstv
samedi 23 juin 2007
Pour une refondation de la gauche par sa jeunesse
![]()
Droit d’inventaire et devoir de victoire, les défis d’une génération
Pour une refondation de la gauche par sa jeunesse
Par Razzye HAMMADI, président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS)
LIBERATION.FR : vendredi 22 juin 2007 
Nous venons de subir la troisième défaite successive de la gauche à
l’élection présidentielle. Trois autre défaites législatives, en 1993,
2002, 2007 sont venu consacré le règne d’une droite qui, à l’orée de
l’année 2012 n’aura jamais été totalement éloignée du pouvoir durant
les 20 années précédentes.
Dans les mois et les années à venir, ceux qui nous rejoindront parmi
les jeunes générations n’auront connu que la droite au pouvoir. Et
c’est un parallélisme de destin que nous partageons avec ceux qui
furent les acteurs du processus qui mena la gauche à la victoire du 10
mai 1981.
La plupart de ces jeunes, nés après la chute du mur de Berlin, n’auront
été témoins, à défaut d’en être acteurs, ni de l’Union de la gauche, ni
des errements de l’ouverture qui contriburent au désastre électoral de
1993, car de tout temps lorsque la gauche donne le sentiment de ne plus
être la gauche, la gauche perd.
C’est cette génération qui incarne à elle seule tous nos espoirs.
Violentés par une précarité toujours plus forte, elle trouva la force
d’être le fer de lance d’une gauche politique, syndicale et associative
unifiée, cohérente et combattante qui infligea à la droite, par le
retrait du CPE, une des seules défaites à la fois politique et
culturelle de ces dernières années.
Ces enfants de la crise sont pourtant les rejetons naturels et
illégitimes de la nouvelle répartition « capital/travail », de la « fin
de l’histoire », élevés dans la culture du « tous concurents » et
baignant dans les affres de la compétition totale comme l’illustre les
prologues d’une une télé-réalité fondée sur le culte de l’élimination.
Ils sont les preuves vivantes que l’espoir est toujours permis.
En ne succombant pas à l’accoutumance pavlovienne qui les aurait incité
en majorité à glisser un bulletin Sarkozy dans l’urne, ils sont ceux
qui se sont le plus mobilisés à gauche lors de l’élection
présidentielle, tant du point de vue électoral1 que militant.
Ils montrent bien que la droitisation ou la centrisation de la société
n’est qu’une absurdité dans la bouche de socialistes, qui, par manque
d’arguments ou d’alibi à la veille d’un congrès qu’ils souhaiteraient
précipiter, recherchent des fatalités en guise de tout projet.
Aucune refondation n’est possible sans l’adhésion de la jeunesse engagée
Dès lors, aucun débat ne peut être posé sans la contribution majeure
des jeunes engagés ou souhaitant s’engager à gauche. Nulle refondation
ne peut être impulsée sans leur apport. Toute perspective stratégique,
toute orientation nouvelle sans leur aval est vouée à l’échec
Pour la première fois, les jeunes, minoritaires dans la population
depuis plusieurs années, le sont devenus politiquement à la suite de
la présidentielle de 2007. Nicolas Sarkozy est le premier président élu
sans être majoritaire chez les jeunes.
Pour autant, il ne faut y voir aucune « fracture générationnelle
consommée ». La solidarité inter-générationnelle, à travers la défense
d’un droit à l’avenir existe. L’histoire nous enseigne que
l’aspiration majoritaire des jeunes engagés à gauche a déjà démontré sa
force d’entraînement jusqu’à devenir réalité.
Ainsi, dans les premiers jours qui suivirent l’annonce du CPE,
l’opinion publique, et notamment celle des jeunes se montrait favorable
à l’adoption d’un tel contrat.
Les organisations de jeunesse décidaient alors de combattre par des
mots d’ordre unifiants et une analyse partagés par l’ensemble de la
gauche, simples, et pertinents, porteurs d’alternatives crédibles et
originales (contrat d’entrée dans la vie active, statut social des
jeunes en formation, allocation d’autonomie pour les jeunes apprentis
et étudiants…, autant de propositions qui disparurent du débat
présidentiel). Ils firent s’inverser une tendance que d’aucuns
décrivaient, y compris dans les rangs du Bureau National du PS, comme
irrémédiable. Puis les jeunes convainquirent leurs propres parents.
D’ailleurs, ce qui a cruellement manqué à la gauche durant la campagne
présidentielle fut, parmi d’autres lacunes, l’énoncé d’alternatives
claires et constantes pouvant convaincre les français de voter comme
leurs enfants.
Pour des générations de militants, la conquête du pouvoir par la gauche
fut l’espoir de toute une vie, un rêve qui, pour se réaliser, se dota
d’un modus operandi, le programme commun, d’une dynamique, l’unité de
la gauche et d’une ambition, « changer la vie ».
Chaque génération doit penser son utopie afin qu’elle devienne réalité
par les outils qu’elle s’octroie. Voler comme les oiseaux était un rêve
jusqu’à ce que l’homme invente l’avion.
Pour notre génération, la refondation de la gauche apparaît comme la première étape de la reconquête du pouvoir par la gauche.
La refondation : Une vision, un contenu, un calendrier
Je m’adresse ici à tous les socialistes honnêtes qui ne jugeront pas ce
texte à l’aûne de leur intérêt personnel et tactique, à tous les
militants sincères du camp du progrès qui , sur le terrain, ont besoin
d’espérer à gauche, à ces hommes et à ces femmes qui ont compris
qu’au-delà de l’air du temps, si rien de sérieux ou de fondateur ne se
lève à gauche face à cette droite totale, nous succomberons et notre
idéal avec nous.
Qu’ils ne voient dans mes mots aucune défiance, seulement un acte de
franchise, celui qu’on se doit lorsque, au fond du trou, les camarades
se parlent afin de trouver les moyens de s’en sortir. Ensemble.
Partons de choses simples. A gauche, une vision de la France, ainsi
qu’un idéal universel nous rassemblent. L’égalité par la justice
sociale, la liberté par l’autonomie et la fraternité par l’émancipation
et la démocratie demeurent le patrimoine indiscutable et les fils
conducteurs de tout processus unifiant pour la gauche.
Certes, Epinay doit être réactualisé du fait des évolutions politiques
depuis plus de trente ans, mais l’essentiel reste partagé par tous.
Cependant, nous savons qu’au-delà du socle électoral et idéologique de
départ, de nombreuses questions restent en suspens. Quelle Europe
devons nous défendre et porter en réconciliant le oui et le non tout en
développant une nouvelle stratégie d’alliance ? Quel gauche européenne
au-delà des frontières du PSE qui n’hésite pas à héberger en son sein
les contradiction des leaders qui en sont membre et qui, en pleine
campagne électorale pour le PS français, ne paraissent en aucun cas
gênés lorsqu’ils tressent les couronnes de laurier à M. Sarkozy.
Quelle stratégie pour faire évoluer le rapport de forces social et
politique au niveau mondial, au moment où l’émergence des gauches
sud-américaines ne cesse d’étonner, pendant que les mouvement sociaux
en Asie continue de confirmer leur vitalité. Quelles alternatives au
Blairisme et au Bushisme dans la lutte contre le terrorisme ?
A l’échelon des territoires, la visibilité des projets régionaux et
départementaux de la gauche doit être plus forte, plus claire,
articulée par une stratégie d’ensemble. Lorsque la gauche obtient la
gestion de la quasi-totalité des régions et d’une majorité des conseils
généraux, ce n’est pas pour proposer un idéal de transformation à la
carte. Là aussi, nous devons savoir jouer collectif.
Du point de vu sociétal, le renversement historique de la pyramide des
âges provoque des bouleversements de civilisations. Sachons les penser.
Le nouvel âge du capitalisme doit nous appeler à redessiner nos règles
de droits et une fiscalité inadaptés aux enjeux sociaux,
environnementaux et démocratiques permettant de sauvegarder les
générations à venir.
L’analyse migratoire et son débouché en terme de politique
d’immigration en est à ses balbutiements, notre discours sur les drogue
varie entre la mode et le conservatisme, notre perception du progrès
le rend anxiogène à nos yeux…
Les débats sur le fond sont en effet nombreux à tous les niveaux et
ceux qui concernent les outils de la reconquête ne sont pas en reste.
Face à l’atomisation des individus et le délitement du lien social, comment recrée-t-on des luttes collectives, comment les organisations d’éducation populaires redeviennent des actrices politiques de premier plan, comment nos partis se renouvellent, refondent leur mode d’action, quelle stratégie électorale et territoriale développe-t-on là où la suprématie de la droite (Paca, Alsace…) semble être devenu une fatalité électorale ? Quelle stratégie médiatique là où le pluralisme paraît de plus en plus menacé ?
Si comme on le voit, la refondation de la gauche appelle un débat historique sur le fond et la stratégie, elle n’en exige pas moins un calendrier.
Pour ce qui nous concerne, nous souhaitons que le débat de la rentrée soit dédié aux raisons de la défaite, c’est notre droit d’inventaire et à la préparation de la refondation de la gauche, c’est notre devoir d’inventer. La fin de l’année 2007 doit voir naître la première étape de la refondation à travers des débats ouverts à tous ceux qui souhaitent participer à cet élan, nous voulons une refondation sur des bases politiques mais aussi associative et syndicales, culturelle et intellectuelle.
La perspective des municipales doit nous amener à établir une collaboration sincère avec des organisations aussi diverses qu’AC le feu, ou les collectifs de défense des services publics.
Au-delà des municipales, les échéances électorales et sociales à venir nous permettent d’offrir à chaque fois un débouché immédiat et pratique à la refondation politique que nous voulons, et ce sans attendre 2012.
Restent posées la question du Modem (puisque certains en font un débat, respectons le) et celle concernant la désignation de notre candidat. En ce qui concerne le Modem, c’est à lui qu’il revient de se définir au-delà de l’Objet Politique Non Identifié qu’il est aujourd’hui et au regard de ce que sera la refondation de la gauche. Quant à la désignation de notre candidat, gageons que si elle se pose avant 2010, elle sera noyée dans les enjeux d’ego. Rappelons que François Mitterrand fut désigné en janvier 1981 et qu’en 1995 Lionel Jospin le fut quelques semaines avant l’échéance présidentielle, ce qui ne l’empêcha pas de finir en tête au soir du premier tour du scrutin.
Pour les socialistes, acteurs centraux de la refondation, deux écueils majeurs doivent être évités.
Le premier consiste à rejouer des postures se résumant d’une part à « plus à gauche que moi tu meurs » et d’autre part à « hors de la social-démocratie, point de salut » alors qu’au même moment celle-ci se divise, se cherche ou se perd partout en Europe. Forts de nos valeurs, c’est un débat sans caricature que nous voulons, pour ne pas être plus ou moins à gauche, mais mieux à gauche.
Le second écueil est celui de la personnalisation des enjeux que ce soit par adhésion ou rejet. Pour cela, le congrès des socialistes doit intervenir après les municipales, comme prévu, car il n’y a pas que le PS dans l’univers du camp du progrès, de même qu’il n’y a pas que « les individualités présidentiables » sur la planète PS.
Enfin, il reste une condition insuffisante mais nécessaire. L’unité. J’ose le rappeler car comme l’écrivait Jean Verlhac décrivant le processus d’unification des socialistes à la fin du XIXème siècle, je me suis toujours rassuré en pensant que « L’unité s’imposait à tous les esprits socialistes au moment où elle semblait plus difficilement réalisable que jamais auparavant »2.
« Génération 21 avril », « Génération CPE », nous voulons être maintenant la génération de « la victoire » et nous comptons bien nous en donner les moyens.
(1) "Le nouveau Président de la République doit la netteté de sa victoire au soutien important des électeurs de plus de 60 ans. Il obtient 61% des suffrages des 60-69 ans, 68% chez les plus de 70 ans. L’hypothèse assez séduisante sur le papier d’un vote féminin acquis à Ségolène Royal est d'ailleurs contredite par l’attractivité de Sarkozy dans cet électorat : les deux tiers des femmes de soixante ans et plus a voté pour lui. Plus globalement, le bon score de la candidate socialiste chez les 18-24 ans (58%) ne suffit pas à contrebalancer le vote du "troisième âge", qui était déjà acquis
(2) Jean Verlhac, La formation de L’unité socialiste (1898-1905), Paris, Montréal, L’Harmattan, 1997
samedi 2 juin 2007
Au pied levé...
Je vous invite à visiter le blog du MJS 62 (en ciquant sur le lien suivant : http://www.mjs62.fr/spip.php?article24 ).
Les jeunes socialistes du Pas de Calais ont "podcasté" tout ce qui bouge, je n'ai pas fait exception...

